samedi 20 juillet 2019

Un million d’espèces menacées d’extinction dans le monde

Le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) publié lundi peint un tableau assez sombre en ce qui concerne la biodiversité dans le monde. Les recherches menées par les spécialistes ont permis d’identifier près d’un million d’espèces menacées d’extinction.

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L’avenir de l’être humain dépend de la nature à tous les niveaux et à tous les stades de sa propre évolution. Pour boire, respirer, manger, se chauffer ou se soigner, l’homme a eu recours et aura toujours recours aux plantes, animaux, matériaux et minéraux divers que lui offre la nature. Or l’Homme qui s’est lancé dans une course au développement incontrôlé et dans une quête de richesse uniquement exprimé en termes de PIB est en train de dégrader la nature.

Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines…75% des terres et 66% des océans ont été gravement modifiés par les activités humaines. Le réchauffement climatique, la fonte des glaciers et la pollution de l’air, de l’eau et des sols sont les signes visibles de cette activité humaine qui met en péril un héritage qui doit être préservé pour des générations avenirs. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction.

De nombreux scientifiques parlent de plus en plus du début de la 6ème ‘extinction de masse’ contre laquelle l’Homme peut encore agir.

Les coupables identifiés

L’homme est tenu pour premier responsable de cette menace qui plane sur la nature à travers cinq de ces activités. Dans le rapport de de l’IPBES, produit grâce au travail de près de 450 experts pendant trois ans, les cinq activités humaines sont dans l’ordre, l’utilisation des terres (agriculture, déforestation), l’exploitation directe des ressources (pêche, chasse), le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives. Toutes ces activités contribuent au réchauffement climatique, privent les espèces animales de leurs habitats naturels et polluent les océans.

L’homme est donc le seul capable de sauver la planète où il vit en adoptant des changements pour ralentir les moteurs de la perte de la biodiversité et ainsi contribuer à refroidir la planète comme le préconise l’accord de Paris sur le climat. « Les gouvernements doivent penser au-delà du PIB comme mesure de la richesse et incorporer d’autres formes de capital » préconise également Robert Watson.

Le rapport de l’IPBES évoque des pistes de solution sans être prescriptif notamment dans le domaine de la production agro-pastorale. D’ici 2050, le système agro-alimentaire doit pouvoir nourrir 10 milliards de personnes de façon durable. Un impératif qui implique une transformation (en amont) de la production agricole actuel vers un modèle agro-écologie, une meilleure utilisation des sols, moins de pesticides et une meilleure gestion de l’eau. En aval, les habitudes de consommation doivent aussi changer pour mettre fin au gaspillage et au suremballage. (Eburnie today - Ebony T. Christian)

Posté par jl boehler à 00:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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