dimanche 30 juin 2019

Orange vole au secours du chinois Huawei

L'opération n'est évidemment pas gratuite !

Huawei

Le fabricant chinois Huawei est interdit aux Etats-Unis car accusé d’espionnage par l’administration américaine. Alors Orange compte sur lui pour le déploiement de la 5G en Afrique.

Alors que les grands groupes tournent le dos à Huawei, le fabricant chinois de smartphones peut continuer à compter sur Orange pour continuer son expansion en Afrique. C’est ce qu’a affirmé vendredi le directeur de la branche Afrique de l’entreprise française Alioune Ndiaye qui donnait une conférence de presse à Londres.

D’après le directeur régional d’Orange, se passer du fabricant chinois en Afrique pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché du mobile et freiner le développement du numérique sur le continent. « La position d'Orange concernant le continent africain est que si on devait mettre un coup d'arrêt à l'utilisation de Huawei, cela créerait un énorme problème (…) Ne pas utiliser Huawei, cela signifie que les prix pourraient se renchérir et in fine ralentir la pénétration du numérique en Afrique », estime-t-il.

A la pointe de la technologie, le fabricant chinois est un acteur mondial important du déploiement de la 5G. Celle-ci devrait se développer en Afrique, d’ici 2023 selon le responsable du groupe français. A ce titre, Orange ne compte pas lâcher le groupe basé à Shenzhen malgré les accusations d’espionnage dont il fait l’objet aux Etats-Unis.

Des allégations qu’ils lui ont déjà coûté des partenariats avec des grandes firmes américaines comme Apple ou encore Facebook. « Personnellement, je n'ai pas encore vu un opérateur ou quelqu'un d'autre qui a la preuve que Huawei a des problèmes de sécurité, qu' [il] espionne ou collecte des données sur le réseau», avoue pour sa part Alioune Ndiaye. Et vive la Françafrique à la chinoise ! Un grand merci à Donald Trump ! Et Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Chirac et de Sarkozy, devient directeur général de Huweï  France ! Comme par hasard !

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samedi 29 juin 2019

Avec Macron, la Françafrique reprend du poil de la bête !

La Société Générale se met au service des millionnaires africains.

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Le groupe bancaire français Société Générale vient d’ouvrir une agence privée destinée aux millionnaires ivoiriens. Cette banque privée a été inaugurée le 20 juin dernier à Abidjan. La banque française Société Générale entend multiplier ses actifs financiers d’ici cinq ans. A cet effet, elle vient d’ouvrir une agence privée destinée aux millionnaires ivoiriennes. L’agence Société Générale Côte d’Ivoire Banque Privée a été inaugurée jeudi à Cocody, une commune d’Abidjan.

Nommé directeur général de cette nouvelle filiale, Serge Konan, précise que Société Générale Côte d’Ivoire Banque Privée est destinée aux clients qui détiennent des avoirs financiers de plus de 300 millions FCFA au moins (0,45 millions d'€). « Chaque client de Société Générale Côte d'Ivoire Banque Privée bénéficiera d'un accompagnement personnalisé : un banquier privé dédié ainsi qu'une équipe d'experts qui disposent d'une connaissance approfondie du marché local et qui s'appuient sur l'expertise et le savoir-faire de Société Générale Private Banking à l'international », a ajouté Aymeric Villebrun, directeur général de Société Générale Côte d'Ivoire.

Société Générale s’intéresse à une frange de la population ivoirienne en pleine augmentation. En 2018, le nombre de millionnaires ivoiriens étaient estimées à 2500. Ce chiffre pourrait doubler au cours des cinq prochaines années avec la consolidation du niveau de croissance économique actuelle dans le pays. Après la Côte d’Ivoire, le groupe français n’exclut pas d’étendre ce service au Sénégal où il y a également un fort potentiel.

La SGBCI existait déjà en Côte d'Ivoire, souvent à la peine. Alors créer un secteur privé réservé, pour sauvegarder les intérêts des plus riches, voilà qui est intéressant pour comprendre la politique macronienne à l'étranger : une politique de riches, les pauvres peuvent toujours émigrer ou se noyer dans la Méditerranée, s'ils ne sont pas vendus comme esclaves en Libye. 

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vendredi 28 juin 2019

Conseil municipal de Villé

Cette fois, il aura bien lieu ! Et avec un ordre du jour bien fourni, bien qu'uniquement administratif : il faut rattraper le temps perdu. Le conseil est donc fixé au lundi, 1er juillet à 20h00 à la mairie.

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  • NB : Carsat = Caisse d'Assurance Retraite (point n° 12)

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jeudi 27 juin 2019

L’Allemagne à la conquête du marché ivoirien

Le Réseau économique allemand en Côte d’Ivoire (REACI) a été lancé jeudi avec pour objectif de promouvoir la destination Côte d’Ivoire comme un marché attractif auprès des investisseurs allemands.

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L’Allemagne cherche à conquérir de nouveaux marchés en Afrique et le Réseau économique allemand en Côte d’Ivoire (REACI) fait désormais partie des instruments de promotion de ses investissements privés sur le continent. « Ce nouvel instrument regroupe toutes les institutions allemandes de promotion des échanges économiques et de développement, pour les rendre plus accessibles au secteur privé ivoirien », a expliqué Rene Megela, responsable de la REACI et représentant de la coopération internationale allemande (GIZ) en Côte d’Ivoire.

L’Allemagne est un des plus gros consommateurs de produits ivoiriens. On estime à 980 millions d’euros les importations de la Côte d’Ivoire vers ce pays européen en 2018, soit une augmentation de 21% par rapport à 2017. En revanche sur la même période, la Côte d’Ivoire n’a été que le septième client de l’Allemagne en Afrique subsaharienne, avec 212 millions d’euros d’exportations bien que la Côte d’Ivoire soit membre du Compact with Africa. Il s’agit d’une initiative du gouvernement allemand pour la création d’un fonds d’investissement pour le développement des petites et moyennes entreprises d’Europe et d’Afrique.

L’Allemagne veut donc reconquérir le marché ivoirien et cette ‘offensive’ de traduit déjà par l’ouverture en novembre 2018 d’un bureau de la DEG, la banque allemande de coopération, destinée au financement du secteur privé. Elle détient un portefeuille de 2,1 milliards d’euros a-t-elle annoncé dans la foulée des premières journées économiques de l’Allemagne en Côte d’Ivoire. Cette ouverture intervient après celle de Johannesburg (Afrique du sud), de Nairobi (Kenya) et d’Accra (Ghana).(selon Traoré Bakary à Eburnie-today)

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mercredi 26 juin 2019

Basses eaux du Rhin

À l'avenir, nous négocierons beaucoup plus sérieusement pour déterminer qui a droit à l'eau du Rhin, selon l'hydrologue de Fribourg, Markus Weiler. Mais qu'est-ce que cela a à voir avec la diminution des glaciers ? (Une interview de "Badische Zeitung")

rhinBZ: Monsieur Weiler, devons-nous craindre que le Rhin ne devienne un fleuve à l'avenir en raison du changement climatique? 

Weiler: Je ne le pense pas. En raison du changement climatique, le niveau de l'eau dans le Rhin sera plus bas à long terme. Les périodes de basses eaux en été vont s'intensifier. Actuellement, au printemps et en été, il y a encore assez d'eau des glaciers alpins et de la fonte des neiges dans le Rhin. Dans 50 ans, il ne restera plus grand-chose des glaciers.

BZ: Les professeurs d’hydrologie ont étudié la proportion d’eau de glacier dans le Rhin. Quel a été le résultat? 

Weiler: Nous avons posé la question suivante: quelle quantité d'eau dans le Rhin provient de la pluie, quelle quantité de neige et de glaciers? Et quelle est son importance s'il y a peu d'eau pendant l'été? Nous avons d'abord examiné la période 1900-2010, nous nous tournons maintenant vers l'avenir jusqu'en 2100. Nous avons pu prouver que la proportion de ces eaux de fonte alpines est très élevée. En moyenne, la quantité d'eau de glacier dans le Rhin près de Karlsruhe est de 1,5%. Dans une situation de manque d'eau comme l'été dernier, la proportion d'eau de glacier est comprise entre 20 et 25%. 

BZ: Quelle est la force des glaciers déjà fondus? 

Weiler: Depuis 1900, environ 40 à 45% des volumes de glaciers ont disparu dans le bassin versant du Rhin. D'ici 2100, 60 à 90% de plus fondront. Il reste peut-être encore entre 5 et 15% de crème glacée par rapport à la quantité qui existait au milieu du XXe siècle. Selon la saison, cela peut signifier que les bas niveaux d'eau dans le Rhin durent plus longtemps et deviennent plus extrêmes.

BZ: En dehors des glaciers: D'où provient encore l'eau du Rhin pendant les étés pluvieux? 

Weiler: En cas de sécheresse, apportez un peu d'eau aux rivières de la Forêt-Noire ou du Neckar. Une partie de l'entrée provient des eaux souterraines. Bien sûr, le lac de Constance a un effet de stockage, mais à un niveau extrêmement bas, il ne reste plus grand chose. 

BZ: Quelles sont les conséquences de cette évolution pour le fleuve? 

Weiler:Les marées extrêmement basses ont été répétitives, par exemple dans les années 1921 et 1947. Si l'eau des glaciers pouvait augmenter le niveau de l'eau, alors, dans un scénario similaire, la situation s'intensifierait énormément aujourd'hui. Les conséquences ont été constatées l’année dernière: la rivière se réchauffe, les poissons meurent. Les discussions sur l'utilisation de l'eau du Rhin comme eau de refroidissement pour les entreprises et les centrales électriques vont s'intensifier. Ensuite, le transport fluvial : En période de sécheresse, les navires peuvent généralement toujours circuler, mais transportent beaucoup moins de marchandises. À l'avenir, le débat sur l'utilisation de l'eau du Rhin sera beaucoup plus intense qu'aujourd'hui.

BZ: À quoi ressemblera ce débat dans la région? 

Weiler: Sur le Rhin supérieur, le fleuve est en effet dans une vallée étroite et fortement coupée. Avant tout, les exploitants de centrales devront faire face à cette intensification de la marée basse. Sur le Rhin supérieur, le Rhin coule en grande partie dans le canal latéral français du côté du Rhin ... 

BZ: ... et depuis le Traité de Versailles, les Français ont le droit à l'eau, ce qui leur permet de produire de l'électricité avec leurs centrales hydroélectriques. 

Weiler: La question sera donc: quelle quantité d'eau coulera réellement à Kembs dans le Vieux Rhin? Les plaines d'inondation près de Neuenburg ou dans le Taubergießen seront-elles suffisamment humides pour survivre? Le problème de l'eau sera beaucoup plus complexe à gérer en raison du nombre important d'acteurs sur le Rhin supérieur. Si la situation de l'eau devient plus grave à long terme, l'Allemagne et la France devront probablement renégocier le régime actuel. 

BZ: Pour le moment, la protection contre les inondations est le problème le plus important. 

Weiler: Mais le manque d'eau et la sécheresse ont des impacts beaucoup plus diversifiés sur la région que les inondations. Nous ne sommes pas encore suffisamment préparés pour cela. D'autres pays, tels que l'Espagne et la Californie, ont déjà établi des plans pour avoir une prérogative sur l'eau en cas de sécheresse. Devrions-nous d'abord assurer l'approvisionnement en eau potable? L'agriculture ou l'industrie devraient-elles être autorisées à servir? Cela devrait être décidé prochainement par les nombreux acteurs du Rhin. 

BZ: Si les bas niveaux d'eau deviennent plus extrêmes, aurons-nous des inondations moins fréquentes? 

Weiler: Malheureusement non. Les risques d'inondation dans le Rhin, en particulier en hiver, vont probablement augmenter. Parce que les précipitations vont probablement devenir encore plus importantes en hiver. Dans notre région, il pleut plus souvent sur une couverture neigeuse fermée de 10 à 30 centimètres de hauteur. Ce changement rapide de neige et de pluie a souvent entraîné des inondations extrêmes.

 

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NB : Markus Weiler (né en 1971) est responsable de la chaire d’hydrologie à l’Université de Fribourg depuis 2008. Auparavant, il a été professeur adjoint au Canada. Auparavant, il a été chercheur associé à l'Institut d'hydrologie et de gestion de l'eau de l'ETH Zurich et à l'Oregon State University aux États-Unis.

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mardi 25 juin 2019

Un nouveau conseil municipal à Villé ...

... au bout d'un trimestre moins une semaine ! 

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Il était temps ! Le dernier conseil municipal de Villé a eu lieu le 8 avril. Il semblerait que le prochain soit fixé au lundi, 1er juillet à 20 h. Encore ne faudrait-il pas qu'il soit reporté comme les deux derniers, car on tomberait en pleine illégalité. Car les textes officiels sont clairs : au moins une séance tous les 3 mois ! Sinon, n'importe quel quidam de Villé peut demander et obtenir l'annullation des délibérations prises.

Et dire qu'à l'installation dans son fauteuil en mars 2001, le maire actuel avait proposé dans le réglement communal une fréquence d'un conseil par mois. Les choses semblent avoir bien évolué : le fauteuil serait devenu un canapé-lit. Et les délibérations sont si rares ... faute de finances suffisantes pour les exécuter ? D'ailleurs l'ordre du jour ne semble toujours pas établi. Toutes les commissions communales ne se seraient-elles pas encore réunies ? Espérons qu'il soit publié avant le 2 juillet tout en espérant aussi que le conseil ne soit pas encore reporté, car un dicton populaire dit "Jamais deux sans trois".

Ce que dit le code communal !

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Le maire peut réunir le conseil municipal chaque fois qu'il le juge utile. Cependant, il existe une fréquence minimum de réunion du conseil. En effet, en vertu de l'article L2121-7 CGCT, « le conseil municipal se réunit au moins une fois par trimestre ». (-)

Le non respect de l'article L2121-7 alinéa 1er CGCT n'est pas clairement assorti de sanction. En revanche, les conséquences du non respect du délai trimestriel tel qu'il est posé dans le règlement intérieur de l'assemblée ne doivent pas être négligées. En effet, la tendance jurisprudentielle est d'octroyer une véritable valeur juridique aux dispositions du règlement intérieur d'une assemblée délibérante. Leur non respect est donc de nature à pouvoir entraîner une annulation des délibérations prises en violation du règlement intérieur, si le juge du tribunal administratif est saisi d'une demande.

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lundi 24 juin 2019

Wallis-et-Futuna maître de Nouvelle-Calédonie

Une situation inédite, dans un moment politique crucial : en Nouvelle-Calédonie, un jeune parti issu de la communauté wallisienne et futunienne arbitre désormais le face-à-face entre les indépendantistes kanak et la droite loyaliste.   

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 L'Eveil océanien a décroché une poignée d'élus aux élections provinciales du 12 mai sur le Caillou, où un processus de décolonisation est en cours depuis l'accord de Nouméa (1998). Leurs voix au Congrès ont permis l'élection de l'indépendantiste Roch Wamytan (FLNKS) à la tête de l'institution. 

"L'électorat calédonien est enfermé dans une bipolarisation, une sorte de mur invisible entre ceux qui sont pour la France et ceux qui veulent l'indépendance. Il faut briser ce mur", observe Milakulo Tukumuli, leader de l'Eveil Océanien.        
Lassé que sa communauté soit "instrumentalisée depuis 30 ans par les partis loyalistes", il souhaite qu'elle s'émancipe politiquement. "C'était une stratégie électorale, pas communautariste", insiste ce docteur en mathématiques de 35 ans, dont le parti a décroché 4 élus en province Sud et 3 au Congrès. Et chamboulé les équilibres. 
Alors que les indépendantistes disposent de 26 élus sur 54 au Congrès et les non indépendantistes, divisés, de 25, l'Eveil Océanien est en position stratégique.         

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Le 17 mai, lors de l'élection du président de la Province sud, le parti a apporté ses voix à la loyaliste Sonia Backès, cheffe de file de l'Avenir en confiance, proche des Républicains. La formation est arrivée très nettement en tête (20 élus sur 40) dans cette collectivité, qui abrite 75% de la population et de l'activité économique.         
Mais une semaine plus tard au Congrès, M.Tukumuli et ses deux colistiers ont permis l'élection à la majorité absolue (29 voix contre 25) de Roch Wamytan. Pour la première fois depuis l'accord de Nouméa, toutes les commissions du Congrès sont à majorité indépendantiste et une élue FLNKS, Caroline Machoro-Régnier, préside la commission permanente.  
En novembre 2018, un référendum sur l'indépendance a donné une victoire plus courte que prévue aux pro-français (56,7%). Selon l'accord de Nouméa, deux autres référendums peuvent être organisés en 2020 et 2022. Ensuite, quelle que soit la réponse, la Nouvelle-Calédonie, française depuis 1853, aura un nouveau statut.        
Les Wallisiens et Futuniens ont fait souche à partir des années 1950 sur le Caillou où ils venaient travailler à la construction d'infrastructures ou dans l'industrie du nickel. Faute de développement, Wallis et Futuna, deux confettis français à 2.000 kilomètres de la Nouvelle-Calédonie, continuent de se vider. L'archipel compte aujourd'hui 11.500 habitants contre près de trois fois plus sur le sol calédonien. 
     
"Casser les monopoles"

  "J'ai l'intime conviction", explique Milakulo Tukumuli, "que la Nouvelle-Calédonie doit rester dans la France. Mais là n'est pas la question, il y a les référendums pour ça. Il faut construire une société plus juste, qui conviennent à l'ensemble des Calédoniens".        

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Mettant en avant les profondes inégalités sociales dont sont victimes "à 90% les Océaniens", il veut "casser les monopoles, améliorer le logement social et renforcer l'enseignement" des cultures et de l'histoire océaniennes à l'école.     
La prochaine étape du renouvellement des institutions aura lieu le 13 juin, avec l'élection par le Congrès du gouvernement collégial et dans la foulée du président de cet exécutif.       
Si l'Eveil Océanien et les indépendantistes poursuivent leur entente, ils seront en mesure d'être majoritaires au gouvernement et d'en prendre la tête.   
A droite, les deux formations rivales, L'Avenir en confiance et Calédonie Ensemble, se rejettent la faute du sacre de Roch Wamytan au Congrès.        
Dimanche, L'Avenir en confiance a lancé un appel au FLNKS et à l'Eveil Océanien "pour constituer dans les meilleurs délais un gouvernement apte à apporter stabilité, sérénité et confiance".         
Des discussions sont en cours. "Une majorité sociale anti-oligarchie a émergé au Congrès, j'entends dire qu'elle pourrait se poursuivre", confie un observateur. D'autres évoquent la volonté de l'Eveil Océanien de présider le gouvernement, confortant ainsi son rôle d'arbitre. (selon "Tahiti.infos")

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dimanche 23 juin 2019

L'été arrive aussi à Villé ...

... avec les soirées guinguette

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samedi 22 juin 2019

Marché paysan de Dambach-la-Ville

Le programme des animations

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vendredi 21 juin 2019

La Marine française persona non grata au Vanuatu

Le d’Entrecasteaux, navire de la Marine basé à Nouméa, qui était en mission humanitaire, a été interdit d’accoster sur l’île d’Anatom. Un nouveau clash entre Paris et Port-Vila avec en toile de fond le conflit qui entoure la souveraineté des îles Matthew et Hunter.

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Il n’a même pas quitté la base navale de Nouméa. Le d’Entrecasteaux a reçu une fin de non-recevoir de la part des autorités vanuataises pour se rendre sur l’île d’Anatom. Balayé par un tsunami en décembre dernier, ce petit territoire d’à peine 1 000 habitants, situé tout au sud de l’archipel, devait recevoir la visite du navire de la Marine nationale, basé à Nouméa, dans le cadre de l’opération Castor dont l’objectif est d’aider les populations qui vivent dans des zones difficiles.

Le Vanuatu revendique la souveraineté de ces îles

Cette mission humanitaire étant un signe fort de la coopération entre les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie et le voisin vanuatais, ce dernier prenant ainsi le risque de créer un incident diplomatique en refusant que le d’Entrecasteaux accoste sur Anatom. Le navire devait apporter, entre autres, des matériaux de construction pour rénover une école et un dispensaire. Selon le quotidien Daily post, qui a révélé l’information, le conflit qui entoure les îles inhabitées Matthew et Hunther (lire par ailleurs) et qui oppose la France au Vanuatu serait au cœur de ce clash. Le ministère des Affaires étrangères du Vanuatu aurait ainsi réaffirmé, toujours selon le Daily post, que ces îles stratégiques en termes de zone maritime leur appartiennent. Matthew et Hunther sont pourtant sous souveraineté française depuis 1976… Par ailleurs, évoquant « l’entrée illégale » du patrouilleur La Moqueuse, navire de la Marine, en début d’année, le ministère a annoncé avoir demandé le report de l’opération Castor.

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Cette brouille entre Paris et Port-Vila a été vivement critiquée par le député de la province de Taféa. D’après Tomker Netvunei, cet incident prive l’île d’Anatom d’un développement indispensable, les écoliers n’ayant plus de salles de classe. Interrogé par le Daily post et Radio New Zeland, Ishmael Kalsakau, chef de l’opposition, s’est lui aussi opposé à cette mesure, décrivant la réaction du gouvernement comme puérile. Du côté des autorités françaises, silence radio. Le Quai d'Orsay devrait directement prendre l’affaire en main. Une rencontre entre les deux pays serait prévue à Bruxelles, à la fin du mois, pour échanger sur les frontières maritimes et tenter de trouver une porte de sortie à ce vieux conflit diplomatique.

Un vieux conflit aux enjeux énormes

Ces deux minuscules îles, Matthew et Hunter, sont au cœur d’un très vieux conflit entre la France et le Vanuatu. Car quiconque acquiert la souveraineté de ces petits confettis volcaniques agrandit considérablement sa zone économique et exclusive. Les enjeux sont donc énormes. En mars dernier, l’un des hommes politiques les plus influents du Vanuatu avait, en substance, demandé l’expulsion du premier diplomate français installé à Port-Vila et des excuses de Paris après une « mission de souveraineté » menée par la France sur Matthew et Hunter. Quelques semaines plus tard, une manifestation avait été organisée à Port-Vila pour réappuyer leur revendication. Si les parlementaires Gérard Poadja, Philippe Gomès et Philippe Dunoyer ont récemment rappelé leur opposition « à toute tentative visant à déposséder notre pays d’une partie de son territoire et de sa richesse », le FLNKS a, de son côté, reconnu ces îles « comme patrimoine naturel de la République du Vanuatu ».

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