samedi 2 février 2019

Législation alimentaire

La fin des offres spéciales !

w950_h605_x1500_y956_DPA_bfunk_dpa_5F9AEE00B2E1915D_b58b779218efc39fLes supermarchés ne sont plus autorisés à vendre des produits à des prix inférieurs au prix d'achat. La raison est la soi-disante loi sur l'alimentation, qui est entrée en vigueur vendredi. Cette loi a été approuvée avec les meilleures intentions du monde. Elle est destinée à éviter les guerres de prix récurrentes entre les supermarchés, généralement tenues pour le compte des producteurs. Elle devrait profiter avant tout aux agriculteurs locaux, qui se plaignent depuis des années d’avoir de moins en moins de revenus.

Par conséquent, les produits ne peuvent plus être vendus à prix coûtant à l'avenir. Le prix de vente doit être supérieur d'au moins dix pour cent à la valeur d'achat du produit.

Les perdants sont les consommateurs. En attendant, il existe des listes de produits qui sont devenus plus chers du jour au lendemain en raison de la nouvelle réglementation. Par exemple, une bouteille d'anis Ricard, très prisé, coûte désormais près de 21 euros, soit près de deux euros de plus qu'auparavant. Et le prix d'un pot de Nutella de 750 grammes passe d'un peu moins de quatre euros à environ 4,40 euros.

Si l'on voit que lorsque la hausse du prix de l'essence a augmenté de quelques centimes et que les retraités se retrouvent dans la rue pour des milliers de retraites pendant des semaines, la nouvelle loi sur les denrées alimentaires contient beaucoup d'explosifs.

Les entreprises assurent que dans un supermarché proposant environ 13 000 produits, au plus 500 à 600 produits sont concernés. Cependant, ce sont souvent exactement ceux que les consommateurs achètent régulièrement et connaissent donc très précisément leurs prix. Tels que Ricard, Nutella, Yaourt et Camembert ou Coca-Cola. Afin d'attirer les clients dans les supermarchés, les prix de vente de ces produits sont souvent à peine calculés au-dessus du prix d'achat.

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, assure que la loi française coûterait au maximum 50 cents par mois. Dans le même temps, elle nous rappelle les mauvaises conditions financières dans lesquelles doivent vivre les agriculteurs nationaux. L'association de consommateurs UFC-Que choisir rétorque que la facture entraînerait des coûts supplémentaires de plus d'un milliard d'euros pour les ménages.

Les promotions dans les grandes surfaces étant attrayantes pour les consommateurs, les gestionnaires essaient de nouvelles méthodes. Ils espèrent conserver les acheteurs avec des cartes de fidélité qui proposent des offres avantageuses. Dans le même temps, la "guerre des prix" dans le domaine des marques de distribution deviendra beaucoup plus intense. Là, les marges de vente sont plus importantes et les prix entre les différents supermarchés moins comparables. Par exemple, Leclerc a déjà annoncé son intention de réduire les prix de 4600 produits de sa propre marque Repère.

Bref une loi qui déplace les problèmes, sans en résoudre aucun de façon durable. Quant à Macron, il tient ses promesses : il avait dit pas d'augmentations au 1er janvier ! Il n'a jamais dit qu'il n'y en aura pas au 1er février.

Posté par jl boehler à 00:20 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,