jeudi 17 janvier 2019

A propos des zones de montagne

Question posée le 14 janvier à la conseillère départementale Frédérique Mozziconacci, membre du comité du massif vosgien, vice-présidente de la commission permanente de ce comité.

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Lors de la réunion publique de bilan à la mi-mandat des conseillers départementaux, j'ai posé directement une question concernant les zones de montagne (c'est la seule fois de la soirée où elle pris la parole alors qu'elle était co-organisatrice de la soirée.

Question : De nombreux secteurs de montagne sont liés à des bassins d'emploi, voire à des bassins de vie, c'est le cas de la vallée de Villé et de la vallée de la Bruche. Il est donc étonnant de constater que dans ces cas la moitié des communes sont classés en zone de montagne, alors dans de nombreux domaines les problèmes sont les mêmes, notamment en matière d'agriculture, d'exploitation forestière ou de vie scolaire. Où sont par exemple les différences entre Neubois qui n'est pas en zone de montagne et Albé qui l'est ? Peut-on continuer à se référer à des courbes de niveau pour décréter qu'une commune est en zone de montagne ? Quelle est votre position sur ce sujet ?

Réponse : Mme la conseillère répète la question et en prend note. Aucune réponse claire.

La volonté politique pour  obtenir satisfaction ne semble pas forte, tout comme la connaissance des dossiers de la montagne. C'est tout ce qui ressort de cette discussion. Pas même une impression sur les réunions nationales auxquelles elle a assisté et où les élus "montagnes vieilles" pauvres et "montagnes jeunes" riches par les stations de ski, se sont affrontés une fois de plus.

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  • Bientôt la prochaine question : la politique sociale en faveur des jeunes migrants.

mercredi 16 janvier 2019

Quand nos conseillers départementaux dialoguent avec les électeurs ...

L'animation par Frédéric Bierry

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Un discours bien rodé devant une salle pleine d'une petite centaine de personnes, du président du Conseil Départemental Frédéric Bierry dit "Fredo" du côté de la Bruche, qui est avec Frédérique Mozziconacci, l'élu de notre canton Mutzig-Villé. D'emblée il donne le ton : le bilan à mi-mandat c'est avant-tout le point sur les compétences du département, et l'Alsace (ou plutôt la fusion des deux départements 67 et 68). 

Il aborde aussi deux des questions que je lui avais envoyées par sa page facebook, sans toutefois les développer. J'y suis donc revenu et je publierai les échanges dans des billets à venir. 

D'ailleurs, il a tenu à répondre lui-même aux questions de la salle, ne laissant à sa collègue qu'un léger rôle de comparse, qui se tenait debout, un peu raide, comme une triste statue, sur le côté de la table présidentielle.

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Pour l'obliger à sortir de sa réserve, je lui ai adressé une question de sa compétence sur les zones de montagne (elle est devenue récemment vice-présidente de la commission permanente du comité de massif), mais à ma grande surprise, elle n'a pu que répéter ma question. Pourtant j'avais annoncé la question sur la page facebook du président Bierry, elle aurait pu préparer une réponse argumentée. Rien de tout cela. On comprend mieux pourquoi sa démission d'adjointe au maire de Villé est passée inaperçue.  Aucune indication sur les travaux du comité de massif, de l'ANEM (association nationale des élus de montagne) ou sur l'AMV (association des élus du massif vosgien). Elle n'était effectivement là que pour apporter un soutien moral à son président. Soutien moral dont il n'avait évidemment que faire.

J'ai donc posé deux questions au président Bierry : la RN 59 et une question sur l'une des compétences du département, le volet social, à travers les actions menées pour les jeunes migrants (mineurs non accompagnés). Je reviendrai sur ces questions dans mes prochains posts.

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mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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lundi 14 janvier 2019

Les voeux à Villé : Herth et la RN 59

Décidément, cette année c'est "langue de bois"

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Beau discours, semble-t-il, du député élu "LR constructif", devenu membre du groupe "Agir". Que n'a-t-il "agi" plus tôt, par exemple au temps où il était vice-président du conseil régional et député ! Se rappelle-t-il qu'en son temps il a voté contre le doublement du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines qui aurait transformé nos vallées en véritable "axe économique". Aujourd'hui, il n'en serait pas à se demander où est la "dimension territoriale". A moins qu'une fois de plus, son discours ne serve qu'à "amadouer" quelques écolos dont les voix pourraient lui être utiles aux prochaines élections.

Car, ce n'est qu'à ce genre de discours qu'on doit que la zone interdépartementale du Danielsrain, destinée à l'artisanat et à l'industrie, ne contient encore que des gravats, ou que la ZAIM de Maisonsgoutte n'est que le lieu de dépôt de quelques grumes, en attendant d'accueillir en désespoir de cause un périscolaire.

Alors, il préfère opposer les Parisiens à la province ! Histoire d' "amadouer" aussi quelques Gilets Jaunes issus majoritairement du monde rural ? Encore une fois, toutes les voix sont bonnes à prendre.

Et Antoine Herth sait tout ramasser, oubliant même la réalité des dossiers ! Il ne parle pas du contournement de Châtenois à 2x2 voies, tel qu'il figure à la DUP, ou à 2x1 voies, tel qu'il est promis par certains responsables, tant au niveau administratif que politique. Oubli ? ou "il ne faut fâcher personne" ? Tout comme il ne répond pas à la question d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé ! Car en bon défenseur de l'Alsace, il semble ignorer les Haut-Rhinois qui ne figurent pas parmi les électeurs de sa circonscription ?

Alors, il préfère nous parler de feu-l'ADAC et du PETRE et du transport collectif. Il oublie quand même de nous dire si, oui ou non, il est intervenu quelque part lorsque les lignes Sélestat - Ste-Marie-aux-Mines - Saint-Dié et Villé - Sélestat sont passées (dans le cadre des bus Macron) à une société jurassienne qui pratique allègrement le low-coast routier, qui, dans un avenir pas si lointain que cela, va démanteler un peu plus le service public du transport collectif dans le Centre-Alsace. 

Rappelons aussi qu'en son temps, ce député très prompt à "agir", avait demandé le retrait du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines du GPS, ce qui avait amené des camions à ne pas prendre la RN59, mais à se perdre dans les chemins viticoles de Rodern et à y faire demi-tour. Il serait donc souhaité que ce député agisse un peu moins, pour ne pas créer des dégâts supplémentaires. 

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dimanche 13 janvier 2019

Un centre de rétention en Australie

 200 migrants en grève de la faim

australiePlus de 200 migrants résidant dans un centre pour immigrants à Melbourne en Australie ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de vie, ont indiqué mercredi des détenus et des militants des ONG à l'AFP. 

 

Les migrants ont une série de demandes, allant de tables et chaises pour pouvoir effectuer leurs démarches administratives jusqu'à la liberté de sortir après minuit sans garde, selon un détenu irakien Ali Youssouf. 
"Je n'ai jamais vu de centre de détention comme celui-ci avant", dit ce migrant de 30 ans retenu au Melbourne Immigration Transit Accommodation (MITA). 
Le gouvernement australien et le SERCO -- une société privée sous contrat qui fournit le personnel n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de réaction. 
Les migrants doivent rencontrer jeudi des responsables du gouvernement pour tenter de trouver une solution. 
Des grèves de la faim sont courantes dans les centres de rétention des migrants sur le continent australien. 
L'année dernière, des centaines de personnes d'un centre de Sydney ont entamé une grève de la faim en raison de règles de visite jugées trop strictes. 
Les personnes retenues ont également eu recours à des grèves de la faim de courte durée pour obtenir l'attention des médias et faire pression sur le gouvernement conservateur australien pour qu'il ferme ces centres. 
Le gouvernement australien nie les mauvais traitements, mais s'est engagé à "réduire progressivement" le réseau de rétention d'immigrants sur l'île-continent. 
Alors qu'il hébergeait quelque 10.000 personnes en 2013, ils ne sont plus qu'un millier aujourd'hui. 
Ian Rintoul, militant de l'ONG Refugee Action Coalition, estime qu'il n'y avait "aucune excuse pour les centres de détention" et appelle à leur fermeture. 
Les gouvernements australiens appliquent depuis des décennies une politique de rétention obligatoire pour les étrangers en situation irrégulière, y compris pour ceux qui restent après l'expiration de leur visa. 
Selon ses détracteurs, cette politique coûte à l'Etat 170.000 dollars par an (148.000 euros) par étranger, selon les chercheurs de l'University of New South Wales. 
Ses partisans jugent ce système dissuasif et nécessaire pour le contrôle des frontières. 
Depuis 2013, Canberra refoule systématiquement en mer les bateaux de clandestins. Ceux qui passent entre les mailles du filet sont envoyés sur l'île de Nauru ou sur celle de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les arrivées de bateaux, auparavant quasi-quotidiennes, sont devenues rarissimes. (Selon "Tahiti-infos")

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samedi 12 janvier 2019

Bilinguisme à Villé !

Une claque au maire du bourg-centre !

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Lundi dernier, le maire de Villé rappelait à la presse qu'il avait obtenu de son conseil municipal l'accueil d'une classe bilingue à l'école primaire ! (voir ci-contre) 

C'était compter sans les autres communes de la vallée, et surtout sans les parents d'élèves de ces communes ! Et le maire de Villé, malgré son calme apparent, ne sait plus à quel saint se vouer ! Car entre-temps, il tentait de créer un RPI (regroupement pédagogique intercommunal) avec la commune d'Albé ! Mais là aussi, cela n'avance pas : mettre toutes les classes primaires à Villé et toutes les maternelles à Albé n'enchante personne, ni Albé, village classé en zone de montagne bénéficiaire d'avantages à ce titre, ni Villé, où des parents voient d'un mauvais oeil un transport hors de la commune.

Car, bien sûr, fort de la volonté politique sans failles de ses élus, Villé reste le seul groupe scolaire à ne pas voir sortir de terre un périscolaire, alors qu'il existe au sein de l'école une belle cuisine et deux grandes salles qui voient plus souvent des réunions politiques que des animations scolaires !

Voilà ce que c'est, Monsieur le Maire, de céder pour une nouvelle gendarmerie au prix ridicule de 3000 € l'are, des terrains prévus pour une salle des fêtes. Refusant même le don de l'ancienne (route de Bassemberg) qui tombe en ruines au même titre que le Bilstein ou le Frankenbourg, proposée à l'€ symbolique par l'Etat à la commune ! (voir ci-dessous l'article des DNA du 11/01/2019)

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NB : La mairie de Villé va ouvrir un cahier de doléances ! Pour les affaires nationales ou municipales ? A voir !

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vendredi 11 janvier 2019

La nouvelle star socialiste de New-York !

Alexandria, va-t-elle imposer l'ISF aux Etats-Unis ?

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Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du nouveau Congrès américain, est devenue en une semaine l’égerie de l’opposition à Donald Trump. L’élue démocrate de New York secoue la classe politique en proposant un impôt pour les riches.

Jeune, jolie, métissée, élégante à l’Américaine, à l’aise dans les médias… En trois jours, la représentante au Congrès de l’État de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, alias AOC, est devenue la star de la politique américaine. Dans les journaux les plus sérieux, les chaînes d’informations et dans la presse people.

Comme Barack Obama en son temps, elle apporte de la nouveauté, du souffle, de l’audace. Son profil et son parcours atypique de serveuse puis animatrice sociale venue d’un milieu modeste (mère portoricaine, père ouvrier) détonnent autant que son discours et ses propositions.

Elle ose un impôt des riches

Elle représente le parti démocrate mais se revendique socialiste. Cette étiquette politique, Alexandria Ocasio-Cortez l’assume alors que l’adjectif socialiste a toujours éliminé les candidats démocrates lors des primaires pour la présidentielle aux États-Unis. Elle la met même en pratique en avançant l’idée de taxes très élevées pour les plus riches : « Plus vous grimpez vers le haut de l’échelle, plus vous devez contribuer ! Oui, les gens vont devoir commencer à payer leur juste contribution en impôts ».

Sur la base d’un système de taxation progressive des années 1960, elle a expliqué : « Votre taux d’imposition, disons, entre zéro et 75 000 dollars serait de 10% à 15%. Mais quand vous arrivez dans les sommets, à partir de 10 millions de dollars, on peut dire des taux d’imposition à 60 ou 70 % ». Aujourd’hui, le taux maximal d’imposition aux États-Unis s’établit à 37 %.

Défendre l’impôt sur la fortune en Amérique, c’est comme si en France, on supprimait le Smic. La proposition d’AOC n’a aucune chance d’aboutir. Mais les économistes les plus éminents, dont un prix Nobel, l’ont soutenue. Et des millions de « like » sur les réseaux sociaux ont appuyé son idée de créer ces « impôts des riches » pour financer la réduction des émissions de carbone à zéro en 2030. Révolutionnaire ? Radicale ? « Pas plus que Lincoln qui a aboli l’esclavage et que Roosevelt qui a créé la sécurité sociale. Si vous les appelez radicaux, je veux bien que vous m’appeliez ainsi », répond-elle avec aplomb.

Déjà un leader

Si la benjamine du Congrès séduit et crée l’événement, c’est aussi par son sens de la répartie. A un vétéran républicain du Congrès qui l’a qualifiée de « petite fille », elle a répondu : « Cet homme est un argument vivant pour taxer la misogynie à 100 % ». Applaudissements. Les mêmes Républicains ont tenté de la discréditer en diffusant un vidéo-clip sur laquelle on la voit danser de façon mi-désordonnée mi-suggestive quand elle était étudiante. AOC réplique sur Twitter par quelques pas de danse devant son nouveau bureau au Congrès. « Trump a un adversaire sur le réseau social », s’enflamme sa voisine de banc à Washington, même génération. En une semaine, elle est devenue la leader de l’aile gauche du parti et de cette vague de jeunes élus en novembre 2018. En attendant mieux ? Pas évident même si beaucoup d’observateurs estiment qu’un prochain président sera forcément « hispanique ». Son étiquette socialiste et son identité new-yorkaise sont des handicaps pour fédérer la gauche américaine et les soutiens traditionnels des démocrates - gros cabinets d’affaires, sociétés de courtage et syndicats des États ouvriers blancs du Nord (ces derniers ont néanmoins voté Trump en 2016). AOC devra cohabiter dans son camp avec « l’establishment » démocrate incarné par la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, 78 ans. Seule certitude : cette voix décomplexée comptera. (selon AFP)

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jeudi 10 janvier 2019

République et violences

1792 : Première république (appelée "la Convention") : Elle fait suite à la prise des Tuileries !

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1848 : Deuxième république (à la suite de la révolution de la même année et des nombreuses barricades à Paris).

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1872 : Troisième république, née après la guerre de 1870/71 et de la révolte de la Commune (rappelons-nous les événements du cimetière du Père Lachaise).

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1945 : Quatrième république, après la guerre de 1939 - 1945.

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1958 : Cinquième république, née après les attentats de l'OAS et le putch d'Alger !

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Et la 6ème République, appelée de leurs voeux par de nombreux français ? Qu'en sera-t-il ? La violence est condamnable, sera-t-elle évitable, malgré les durcissements de la loi prévus par le trio Macron - Philippe - Castaner ? Un régime, bâti dans la violence, ne risque-t-il pas d'engendrer ses propres violences ?

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mercredi 9 janvier 2019

Nos conseillers départementaux viennent présenter leur bilan !

A l'heure des "grands débats macroniens",

enfin une initiative louable dans le Val de Villé !

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Ce n'est pas souvent que des élus sont disposés à dialoguer avec la population ! Alors profitons-en ! Bien des questions méritent d'être posées ! Et le débat se doit d'être contradictoire, aussi j'y serai ! Surtout que les qualifications des élus présents permettront d'avoir des réponses !

- Frédéric BIERRY n'est autre que le président du Conseil Départemental 67 !

- Frédérique MOZZICONACCI est la vice-présidente alsacienne de la commission permanente du Comité du Massif Vosgien !

Voilà qui promet ! rendez-vous pour tous, le lundi 14 janvier à 19 h 00 à la "salles des fêtes à Villé"! Oui mais voilà ... Villé n'ayant pas de salle des fêtes, peut-être faudra-t-il aller à la MJC ou à la salle de réunions de l'école primaire de Villé ? Une petite imprécision dûe au fait que la villoise Mozziconacci n'est plus adjointe, et donc plus au courant des affaires municipales ? Comme aucun élu ne lit ce blog, la soirée commencera donc par un "espace game" à travers le bourg-centre et se terminera par un verre de l'amitié.

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* NB : Merci au président qui  m'a confirmé personnellement que la réunion aura lieu au groupe scolaire de Villé. Au moins ceux qui liront ce blog échapperont à un jeu de piste ! 

mardi 8 janvier 2019

Pour les "gilets jaunes", un peu d'histoire locale

Le Bundschuh dans le Val de Villé

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Plusieurs lecteurs de ce blog ont trouvé l'article concernant la comparaison des "gilets jaunes" et le Bunschuh très intéressant, voici ce qu'en disait à la fin du XIXème siècle, l'abbé Th. Nartz, curé de Steige :

"1493, dès le début de l'année, des mécontents, des égarés, des gens perdus se rassemblent. Ce sont des gens de Schlestadt, de Dambach, d'Epfich, d'Andlau, de Châtenois, de Scherwiller, de Dieffenthal, du Comte-Ban, du Val de Villé, qui ne devaient pas manquer d'éléments revêches. Les Müllenheim, les moines de Honcourt, voilà des gens bien nombreux exploitant le peuple paysan ! Des plaintes de s'échanger, des conciliabules de se tenir, des attroupements de s'organiser : la conspiration est en route.

Bientôt, un rendez-vous commun, mais secret, est pris, pour plus d'entente et plus de sûreté. Il a lieu dans l'Untersberg, qui dorénavant sera nommé le Hungersberg (aujourd'hui l'Ungersberg). Les plus résolus des mécontents devinrent les chefs de la conspiration : Hans Uhlmann, ancien bourgmestre de Schlestadt, Jacques Hanser, de Blienschwiller, et Nicolas Ziegler, de Stotzheim. Ils décidèrent de supprimer les juridictions établies, de ne payer aucune dette, d'abolir les péages, taxes sur le vin et autres contributions, de n'acquitter que les impôts qu'on voudrait, de confisquer les biens des riches, de réduire les prêtres à un seul bénéfice qui ne dépassât pas 50 ou 60 florins par an. 

Leur plan d'exécution : prendre d'abord Schlestadt, puis soulever la Haute-Alsace, en demandant une aide militaire aux confédérés suisses. Les opérations devaient être entamées dans la semaine sainte. Mais la conspiration ne put rester cachée et les rebelles furent battus dans leur refuge de l'Hungersberg même. 

Uhlmann réussit à s'enfuir du massacre; il gagna Bâle où il fut arrêté, jugé et écartelé. Il déclara devant ses juges que l'alliance des peuples n'en triompherait pas moins tôt ou tard. Tous les prisonniers qui avaient été faits à l'Hungersberg furent punis : aux uns on coupa les doigts, d'autres furent bannis, d'autres furent mis à l'amende."

Et si nos "gilets jaunes", en mémoire de leurs ancêtres, organisaient une marche pacifique jusqu'au sommet de l'Ungersberg ? Voilà qui ferait parler d'eux et de leurs revendications, le tout sans violences. Une proposition de revendication : on augmente toujours les salaires en pourcentages, et ce sont les plus riches qui gagnent le plus ! Alors pourquoi pas une loi instituant "l'augmentation uniforme des salaires et des pensions" ? Une vieille revendication de mai 68 qui mériterait d'être reprise !

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