Seul un aéronef léger sur trois en état de voler

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En quelques jours, deux hélicoptères de l'armée se sont crashés, l'un à Abidjan, l'autre dans le Var. Au total : 3 morts ! Au même moment, le Sénat a remis un rapport alarmant au ministère des Armées, dans lequel il préconise de moderniser rapidement la flotte d'aéronefs légers. Edifiant !

"Seul un hélicoptère sur trois est aujourd'hui en mesure de décoller", s'alarme Dominique de Legge, sénateur Les Républicains (LR) d'Ille-et-Vilaine et rapporteur des crédits de la mission "Défense", dans Ouest-France.

Dans le détail, en 2017, sur 467 hélicoptères, 300 étaient ainsi immobilisés au sein des armées ou chez les industriels. Les raisons de cette immobilité sont diverses.

Au Sahel, où les forces françaises sont engagées depuis 2013, les appareils sont par exemple soumis à de rudes conditions climatiques (chaleur, poussière, etc.) qui accélèrent leur usure.

Des accidents en hausse

L'indisponibilité des appareils a des conséquences lourdes au quotidien : la gestion des hélicoptères s'effectue à flux tendu "conduisant à un épuisement des personnels de maintenance" ainsi qu'à une réduction des temps de vol destinés à l'entraînement des jeunes pilotes. Conséquence directe de ces défaillances ou pas, le nombre d'accidents a considérablement augmenté depuis le début d'année. Le 10 juillet dernier, un soldat français a été tué et un autre grièvement blessé dans le crash d'un hélicoptère militaire près d'Abidjan."

Seul un effort massif de régénération des matériels permettrait" d'inverser la tendance, selon Dominique de Legge. "Or l'effort prévu, dans le cadre de la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025, apparaît limité s'agissant de la composante hélicoptères, d'autant plus que la livraison des premiers hélicoptères léger interarmée a été reportée à 2028", regrette le rapporteur. D'ici là, combien de crash ? combien de morts ?

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