Manifestation devant la sous-préfecture de Saint-Dié pour protester contre l’expulsion d’une famille kosovare

asileSuite à la reconduite au Kosovo d'une femme, Lendite Krasniqi et ses 3 enfants âgés de 7, 6 et 3 ans, qui logeaient dans un hôtel déodatien avant leur expulsion mercredi, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la sous-préfecture de Saint-Dié-des-Vosges ce jeudi en fin de journée, sur les coups de 17h30.

Un rassemblement à l’initiative des associations Asil’Accueil 88, Amnesty International, le Secours Catholique et le CCFD-Terre Solidaire. Entrés illégalement en France le 19 octobre 2014, cette femme et ses 3 enfants ont épuisé tous les recours possibles pour obtenir un titre de séjour. Le père, qui était absent au moment de l’arrivée des forces, n’a quant à lui pas été conduit dans l’avion et se trouve toujours en France. Mais au-delà de ce retour forcé, ce que dénoncent les manifestations c’est avant tout la manière dont s’est déroulée cette expulsion.

« On n’expulse pas les gens de cette manière. On ne met pas des coups dans la porte très tôt dans la matinée. On ne sépare pas une famille de la sorte. Ces personnes ne sont pas des terroristes. Ils n’ont rien fait de mal, ils n’ont pas commis de crime. Les parents sont effondrés, les enfants pleurent. C’est un drame au pays des Droits de l’Homme. On n’a plus de leçons à donner aux autres après ce type d’expulsion, qui n’est d’ailleurs pas la seule en France »déplore Nathalie Georgeon, présidente d’Asil’Accueil 88.

Il s'agit de la deuxième expulsion en 2018 à Saint-Dié. Les associations ont sollicité une entrevue avec la sous-préfète de l’arrondissement Sylvie Siffermann, mais cette dernière a répondu par la négative. La nouvelle méthode Macron - Collomb est en marche !

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