Elle avait osé porté plainte ! 

inde_viols_754174_0_1xDans le nord-est de l'Inde, 15 personnes ont été arrêtées vendredi 4 mai pour le viol d'une jeune femme de 16 ans agressée sexuellement puis brûlée vive par des membres de son village. Suite à l'agression sexuelle, la victime a porté plainte auprès du conseil de village qui a simplement imposé une lourde amende aux accusés. Mais ces derniers furieux de ce jugement se sont retournés contre la victime et l'ont brûlée vive dans sa maison. Ce drame montre à quel point ces conseils de village peuvent représenter une entrave pour obtenir justice en Inde.

L'Inde a beau constituer la 6e plus riche économie mondiale, plus de la moitié de ses habitants vivent toujours dans des villages. Et là, les habitants se connaissent et suivent l'ordre traditionnel guidé par le conseil local, appelé "panchayat".

Ces membres sont des élus ou fonctionnaires locaux et ils sont censés s'occuper de problèmes de santé publique ou de voirie, mais ils sont tellement influents qu'ils servent également, comme dans ce cas, de justicier local.

Les disputes entre voisins ou les morts suspectes sont ainsi souvent réglées en silence avant même d'atteindre la police, considérée comme trop lente et corrompue.

Le problème est que ce sont généralement les hommes de castes dominantes qui siègent dans ces conseils, et que leurs décisions concernant des viols de femmes de castes inférieures peuvent être influencées par leur culture patriarcale, surtout dans le nord du pays.

Cette omerta des villages est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on considère que la grande majorité des viols qui ont lieu en Inde ne sont jamais rapportés aux autorités.