Les chemins de fer, les bus, les poubelles, les crèches : autant de secteurs touchés par l'appel à la grève du syndicat Verdi.

badeAlors que certaines grèves sont habituelles, c'est par contre la première fois depuis 2009 qu'un débrayage d'importance touche les transports en Allemagne. Mais nos voisins germaniques, plus solidaires que certains Français avec les grévistes, acceptent volontiers sans ronchonner de se rabattre sur les navettes, les taxis ou le covoiturage. Certes, les embouteillages routiers sont une gêne, mais c'est bien un moindre mal auquel s'adaptent autant les personnes âgées qui se rendent chez leur médecin ou qui vont tout simplement faire du shopping, que les salariés qui se rendent à leur travail. Pour les bus, seules trois lignes de Fribourg restent opérationnelles, et les bus scolaires sont tous à l'arrêt.

Mais la grève d'avertissement du 10 avril a vu la plupart des 21 garderies urbaines de Fribourg fermées (seules 2 sont restées ouvertes). Mais en ville, ce sont bien d'autres secteurs qui ont été touchés : les administrations de la municipalité, les centres de soins de jour, les sociétés de jardinage, de génie civil et du bâtiment. Verdi a d'ailleurs annoncé trois jours de grève supplémentaires avant les négociations prévues pour la semaine prochaine.

Les syndicats réclament 6 % de plus de salaire, avec une augmentation minimale de 200 €/mois. Et d'autres villes du Bade-Würtemberg seront touchées à partir du jeudi, 12 avril : Stuttgart, Reutlingen, Tübingen, Heilbronn, Ludwigsburg, Böblingen et Ulm. Et ce jour, toute la fonction publique sera touchée. Pas de transports en commun, pas de jardins d'enfants, pas d'administrations, accueils réduits à l'indispensable dans les hôpitaux, pas d'élimination des déchets, chantiers de construction à l'arrêt.

Et une grande manifestation de protestation contre le "social-libéralisme" de la grande nouvelle coalition gouvernementale CDU/SPD aura lieu à Stuttgart à 11h, à laquelle appellent tous les syndicats. La grève s'étend peu à peu à toute l'Allemagne, déjà les aéroports de Stuttgart, mais aussi Francfort, Münich, Cologne et Brême voient peu d'avions s'envoler, du fait de la grève du personnel de la Lufthansa.

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