Un maire lorrain se balance lui-même !

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Dans le contexte des accusations portées contre Nicolas Hulot, Dany Kocher, maire de Phalsbourg et soutien d’Emmanuel Macron (ce qui est une garantie de maturité politique pour un élu qui est à son cinquième mandat), annonce son intention d’envoyer un courrier au procureur de la République de Metz, pour « avouer et dénoncer tous mes crimes ».

Précisons d’emblée que le maire est aussi ancien comédien, connu pour ses parodies politiques parfois acides, mises en scène lors de ses vœux qu'il propose "décalés".

« J’ai passé ma vie à harceler de pauvres femmes sans défense, écrit-il dans sa lettre. Dans la rue, des magasins, au travail, partout. J’ai regardé des femmes, fait des sourires, des clins d’œil. » Sur le ton de la confession, il raconte : « Déjà ma pauvre maman a eu du mal à me sevrer à l’âge de six mois. C’est donc bel et bien non consentante qu’elle m’a allaité un mois supplémentaire. »

Et ça continue !

« À l’école maternelle, […] j’ai tiré les cheveux, qu’elle avait fort jolis, de Christine T. » Plus tard, « au basket, j’ai à plusieurs reprises regardé […] dans les douches des filles ». Puis, « au club Théâtre, j’ai lâchement profité de mon rôle de Sganarelle pour donner une tape sur le postérieur de Toinette ». Dans le cadre de ses fonctions de maire, il « avoue avoir volontairement piqué le sein gauche de Madame D. en lui remettant la médaille du travail ».

Il va jusqu’à prétendre qu’« il n’y a pas une femme qui n’est entrée dans mon bureau sans avoir avec moi de relations sexuelles ». Affirmant être « hanté par des rêves érotiques », il confie enfin : « Je me suis vu la nuit dernière, m’envoyant en l’air au perchoir de l’Assemblée nationale […] sous les caméras des chaînes de télévision nationales ».

Pour ces « crimes », il demande au procureur de l’envoyer, « comme au Monopoly, directement en prison », mais « sans passer par la case tribunal », de peur de « me demander, affreux que je suis, si Madame la juge est nue sous sa robe ».

À la fameuse question “peut-on rire de tout ?”, le maire de Phalsbourg a visiblement choisi sa réponse… Et ce n'est pas publié par Tomimag (le Gorafi alsacien-lorrain) mais par les DNA !

NB : Pour les Alsaciens partant par le col de Saverne, Phalsbourg est le premier "petit village" lorrain d'avant-garde rencontré.