jeudi 21 juin 2018

Côte d'Ivoire : Bouaké, une ville à sec

Que ce soit dans de grandes métropoles ou dans de petits villages isolés, il va falloir apprendre à s'habituer à la pénurie d'eau en Afrique. France 24 s'est rendue à Bouaké, en Côte d'Ivoire, où vivent 1,5 million de personnes et où l'eau se fait de plus en plus rare.

Le journal ivoirien "L'Eléphant déchaîné" se saisit de la même menace qui pèse sur Yopougon, la plus grande commune qui compose Abidjan la capitale économique du pays.

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mercredi 20 juin 2018

Le PLUi et les bâtiments en friches

Le plus bel exemple : les FTV !

FTV1Dans le PADD (projet d'aménagement et de développement durable), accompagnant le PLUi, nos élus ont ciblé les friches à traiter en priorité. Ils ne peuvent pas le renier !

FTVComme on peut le lire, sont surtout concernés les maires de Villé et de Steige, les deux vice-présidents de la comcom, celui de Steige étant même président de la commission "industrie". Mais intéressons-nous surtout aux anciennes Filatures & Tissages de Villé (FTV), à l'abandon depuis 2002 dans des conditions assez douteuses.

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Les derniers 28 salariés de l'entreprise SATIG (qui avait remplacé les FTV) ont été licenciés avec effet du 31 mars 2002 ! Le directeur avait pris comme argument les évènements du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis qui auraient entraîné une chute des ventes à l'exportation vers les Etats-Unis ! L'usine FTV devenait ainsi définitivement une friche, et en est encore une aujourd'hui ! Pourtant des solutions de reprise d'activité avaient été proposées. Mais il semble qu'elles n'aient intéressé ni les responsables économiques ni les politiques, malgré les démarches entreprises jusqu'au ministère de l'industrie. Pourtant plusieurs entreprises étaient intéressées dès 2001, telles  la société ZARKA.

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Un peu plus tard, une entreprise de traitement de matières plastiques, avec 20 créations d'emplois à la clé, nous échappait à son tour. Question sans réponse : La comcom, qui a la compétence "artisanat et industrie" a-t-elle seulement été informée par le maire de Villé de ces dossiers ?

Une dépollution ratée !

J'étais intervenu à l'époque auprès du ministre de l'Industrie Christian Pierret qui m'avait donné des indications pour régler le problème de la friche FTV.

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En tant que président de la commission Industrie de la municipalité, j'ai appelé à la visite de friches reconverties et à la rencontre d'élus ayant obtenu des résultats dans ce domaine. L'une des plus belles réussites que nous avons pu visiter a été à Fraize où la friche textile a laissé la place à une usine de fabrication de meubles. Le député-maire Claude Jacquot, vers lequel nous avait orienté le ministre de l'industrie Christian Pierret, a même expliqué dans le détail le processus administratif permettant la dépollution du site et la revente sans aucune casse financière pour la commune. Mais à Villé, des blocages divers sont intervenus.

La procédure était pourtant simple :

- prise en charge par la collectivité de la dépollution dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2007 - 2013, comme l'avait d'ailleurs souhaité à l'unanimité le conseil municipal de Villé, en date du 25 avril 2006. Il fallait obtenir l'inscription du chantier. Au niveau de l'Etat l'affaire semblait acquise, il n'en était hélas pas de même du côté de la Région. Où le courage politique a-t-il manqué ? Je laisse chacun juge. Voici mon intervention au conseil municipal à ce sujet : 

"L'Etat et le Conseil Régional viennent de mettre en place les premières directives concernant le prochain Contrat de Plan Etat/Région (devenu maintenant le Contrat de Projet) pour la durée 2007 - 2013 ! Ce contrat sera finalisé dans le premier trimestre 2007, mais s'élabore dès maintenant ! Dans le Contrat de Plan 2000 - 2006, le Val de Villé a brillé par son absence, alors que la vallée voisine de Ste-Marie-aux-Mines obtenait son "parc minier". Les documents d'élaboration proposent : des actions d'accompagnement des mutations économiques dans les bassins d'activités lourdement affectés, des actions de rénovation urbaine et de développement dans les massifs de montagne. Comme en Lorraine, il est temps dans ce cadre d'obtenir de l'Etat et de la Région l'inscription de l'achat, de la dépollution de la friche des FTV (Filatures et Textiles de Villé) et de sa réaffectation ! Avec une prise en charge de 50 % par l'Etat et 50 % par la Région, qu'attendons-nous ? Et pourquoi n'interpellerions-nous pas les principaux acteurs du contrat de plan (Adrien Zeller et Philippe Richert) qui viennent à Villé le 13 mai prochain pour l'inauguration du sentier multiactivités ? Je demande au conseil municipal de donner son accord pour défendre ce dossier en commission de la communauté des communes."

Le courage politique du maire ne l'avait pas poussé à inscrire cette intervention au PV du conseil ! Les FTV sont toujours en friche ! Dont acte.

Belle réussite, Monsieur le Maire ? Et une crédibilité bien entamée pour un acteur important du PLUi ? Quant aux spéculateurs sur les friches industrielles, va-t-on leur laisser la main encore longtemps ? Actuellement, les FTV en friches sont la propriété de la Sélestadienne de Participations, sise au 36 route de Colmar à Sélestat, une holding dirigée par Mme Deborah Simon-Bigart.

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Pour rappel, la friche devient propriété de la "La Sélestadienne de Participations", le 23 octobre 2003. L'actionnaire principal est alors Madame Alice Bigart (Sélestat), les autres actionnaires étant Mr. Philippe Baly (Schirmeck), Mr. Jean-Paul Jost (Lalaye), Mme Claude Preiss (Colmar). L'administrateur est Mr. Jacques Simon-Bigart (fils de Mme Alice Bigart). Cette société est spécialisée dans le rachat des friches industrielles et la gestion de biens immobiliers à travers toute l'Alsace, et souvent on parle de Jacques Simon-Bigart comme du "Bernard Tapie alsacien".

La Sélestadienne de Participations avait deux projets : un projet de réfection industrielle  des anciennes F.T.V. et un projet hôtelier envisagé par un autre actionnaire que la SA Sélestadienne, dont Mr. Simon-Bigart refuse de donner le nom. Le projet industriel comprend : la remise en état des anciens locaux et location à des artisans par lots. Construction de bureaux. Quant au projet hôtelier, il se compose d'un centre touristique "populaire au niveau du prix", 15 chambres "3 étoiles", 90 chambres (50 studios et 40 pièces/cuisine). Construction d'une salle des fêtes et d'une maison pour le troisième âge, et un centre commercial (magasin de souvenirs, MacDonald, etc...). Une vraie gestion à l'américaine... restée vaine ! Trop pharaonique pour être vrai.

La commune aurait dû s'engager sur les points suivants : vente d'un terrain  communal à cette société (entre la caserne des pompiers et l'usine), modification du P.O.S. pour la partie hôtelière, déplacement du Giessen, chemin à aménager entre les FTV et l'aire de loisirs de la Comcom, aménagement d'un giratoire à l'entrée des FTV à la hauteur des routes de Breitenau et de Bassemberg. Rien que ça ! Voilà qui ne sera réalisé ni dans le cadre du POS, ni très certainement du prochain PLUi. Le côté pharaonique laissait la place à un côté plus spéculatif.

Alors, la dépollution du site ? ça reste tout aussi hypothétique.

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Bientôt : PLUi, où passent les pistes cyclables des fonds de vallée ?

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mardi 19 juin 2018

Le PS ne votera pas le projet de loi ELAN

Communiqué du groupe  socialiste au Sénat

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lundi 18 juin 2018

Nicaragua : Des manifestations durement réprimées

157 morts recensés !

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Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.

De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.

Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.

La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.

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Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.

Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.

Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.

« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.

En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.

Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.

Et pourtant la violence continue !

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Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.

Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.

Un gouvernement soi-disant populaire

Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)

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dimanche 17 juin 2018

Marche des lécheurs de plats

Deuxième édition !

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samedi 16 juin 2018

S.O.S. école !

Dans le Ried les municipalités se battent pour leur école, celle de Villé pour une nouvelle fleur.

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vendredi 15 juin 2018

Foudre, tonnerre, pluie et bonne humeur à Elzach

Malgré les orages, la "Stadtmusik Elzach" a réussi à animer les festivités du week-end.

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Le Dieu Météo avait décidé de perturber la "Stadtmurefest" (fête sur les remparts de la ville). Dès vendredi, les organisateurs pensaient avoir aménagé les installations "pour du beurre", car une véritable tempête s'était déjà déclenchée. On pensait pouvoir oublier le concert "Rock an der Mauer". Et pourtant, les tables sous le chapiteau se sont vite remplies de monde.  Pluie, foudre, tonnerre ? Seule la musique comptait.

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Et samedi soir, ce n'était pas différent. Dès que le groupe "Saitensprünge" ont entamé leur première chanson, les Elzachois sont arrivés en masse. Et ce n'est qu'à l'aube que les derniers fêtards sont rentrés.

Et le dimanche, toute la journée on entendit plus la "Blasmusik" que le tonnerre. Dès le matin, de nombreuses familles avec leurs enfants, les grands-pères et grand'mères étaient présents pour l'apéritif-concert de la "Werkkapelle Gütermann" avant d'apprécier un excellent repas. Et l'après-midi, les Elzachois ont pu participer à de nombreuses animations. Ce qui a fait dire aux responsables : "Nous nous en sommes sortis avec un oeil au beurre noir, mais nous avons vaincu le dieu Météo."

Stadt Elzach ist musikalisch.....!

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jeudi 14 juin 2018

Organisation du Mondial 2026 : Trump vainqueur

Le Maroc perd la bataille face au trio nord-américain

Mondial_2026_FIFALe Maroc est tombé armes à la main, ce mercredi, dans la course à l'organisation du Mondial 2026. Le Congrès de la FIFA qui s'est tenu à Moscou, à la veille de la Coupe du Monde en Russie a plutôt opté pour le bloc américain.

Le verdict est finalement tombé, ce mercredi 13 juin à Moscou, lors du 68e Congrès de la Fédération internationale de football association (FIFA). Cette première attribution de l'organisation de la coupe du monde sous l'ère Gianni Infantino a en effet connu un engouement particulier. En lieu et place de la vingtaine de personnes du Comité exécutif de la FIFA qui avait droit au vote, ce scrutin a été ouvert au Congrès, c'est-à-dire à toutes les fédérations du football mondiale.

Ainsi, sur les 203 membres du Congrès qui ont pris part au vote pour l'attribution du Mondial 2026, la liste "United 2026", constituée par le trio nord-américain Etats-Unis/Canada/Mexique, a remporté le scrutin avec 67% des voix, au détriment du Maroc.

En dépit de l'espoir entretenu par les Africains d'organiser un second Mondial après celui de l'Afrique du Sud en 2010, le jeu était presque fait. Car lors de l’évaluation des deux dossiers le mois dernier, le trio américain avait obtenu une note de 4 sur 5, quand le Maroc avait de son côté été évalué à 2,7 sur 5.

Notons que le Mondial 2026 est le premier qui se jouera à 48 équipes. Ce scrutin constitue le cinquième auquel le Royaume chérifien participe, mais les résultats n'ont jusque-là pas évolué pour le pays du Roi Mohammed VI.

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mercredi 13 juin 2018

PLUi : friches agricoles et viticoles

Le bourg-centre : paroles, paroles ...

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Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les  seuls villois.

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PV4Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :

"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."

Puis un peu plus loin :

"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.

En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.

Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."

Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)

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Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on  en voit le résultat : 

1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !

2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.

3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?

NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.

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Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !

* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches,  F.T.V. ou les occasions manquées !

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mardi 12 juin 2018

Endettement africain

Les dessous de la dépendance

AfriqueLe fléau de la dette africaine fait toujours couler beaucoup d’encre, de mots et de maux. Les « requins » de la finance mondiale sont pointés du doigt à juste titre, mais sont-ils vraiment les seuls responsables ? Certes les financiers ont une responsabilité mais les Etats africains emprunteurs ne sont pas innocents : dépenses expansives ; dépendance aux seules matières premières ; fiscalité dissuasive et mal gérée ; mauvaises habitudes consécutives aux remises de dettes multiples. La liste est longue.

Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?

 A qui la responsabilité ?

 Pour beaucoup d’Africains, les « requins » de la finance internationale, de façon générale, et les institutions de Bretton Woods en particulier, sont les seuls responsables de l’endettement sans fin des pays africains. Sans dédouaner ces acteurs de leur part de responsabilité, il est désolant de constater que les premiers responsables du boulet de la dette que traînent les pays africains à leurs pieds depuis des décennies sont avant tout leurs propres dirigeants.

 D’abord, l’augmentation rapide de la dette des pays africains est la conséquence des politiques budgétaires expansionnistes. Il s’agit des dépenses dans des infrastructures pharaoniques (« les éléphants blancs ») pas toujours en adéquation avec les besoins urgents de la population ; de nombreuses subventions distribuées pour des raisons politiciennes, du nombre pléthorique et souvent mal utilisé des fonctionnaires de l’administration, etc. Ces dépenses souvent improductives sans retour rapide sur investissement entrainent inéluctablement des déficits publics et rendent l’endettement incontournable.

 La dépendance aux matières premières

 Ensuite, la dépendance des économies africaines rentières aux cours des matières premières apparait comme un facteur favorisant l’endettement. Des indépendances jusqu’à ce jour, les pays africains au sud du Sahara n’ont pas réussi la transformation structurelle susceptible de diversifier leurs économies. Ces dernières mono-productrices restent très vulnérables aux fluctuations des cours de matières exportées à l’état brut. Ainsi, une baisse significative des cours de ces matières premières se traduit par une chute des ressources, de laquelle nait des déficits importants. Pour les financer, les dirigeants africains ont souvent recours à l’endettement. A titre d’illustration il faut noter que à la suite de la chute du prix du cacao en 2017, premier produit d’exportation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a sollicité et obtenu auprès de la France un appui budgétaire pour le financement de son déficit budgétaire d’un montant de 65,6 milliards FCFA. Cette exposition aux chocs sur les prix des matières premières est accentuée par l’absence de politique contra-cyclique. En effet, au lieu d’économiser en période de vache grasse, pour financer leurs dépenses en période de vache maigre, les gouvernements africains font l’inverse. Ils dépensent trop lors des périodes de boom en s’engageant dans des projets coûteux et improductifs, et quand les cours des matières premières baissent ils manquent de ressources et sont obligés de s’endetter pour boucler leurs budgets.

 La faiblesse des recettes

 Par ailleurs, la faiblesse des recettes de l’Etat constitue aussi un facteur favorisant l’endettement. Le niveau des recettes fiscales représente moins de 20% du PIB de ces pays ; un niveau largement inférieur à celui des pays de l’OCDE. De plus, la pression réglementaire et fiscale des Etats incite les entreprises formelles à se cacher et frauder pour échapper au poids écrasant de la fiscalité. Elle encourage aussi celles qui sont déjà dans l’informel à y demeurer. Ce secteur est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes, où sa contribution au PIB s’échelonne entre 25 % et 65 %. Donc au lieu de faire des réformes pour améliorer l’environnement des affaires et faire sortir les entreprises de l’informel et accroitre leurs recettes fiscales, les dirigeants africains choisissent la voie de la facilité en continuant de s’endetter.

 Les remises de dettes

 Enfin, l’accoutumance aux différents mécanismes de réduction de la dette pourrait expliquer la tendance des dirigeants africains à vouloir toujours s’endetter. Depuis le milieu des années 70, les créanciers des pays africains ont élaboré différents mécanismes de réduction de la dette. Ainsi, les mécanismes comme les Plans Baker et Brady, les Termes de Toronto (1988), les Termes de Londres (1991), les Termes de Naples (1995) et les Termes de Lyon (1996) et plus récemment l’initiative PPTE renforcée et l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont été mis en place pour la réduction de la dette. Les dirigeants africains semblent s’être accoutumés à ces mécanismes, dans le sens où même s’ils adoptent de mauvaises politiques publiques ils ont un filet de sécurité permettant de les protéger en gommant leurs erreurs. Ils n’ont plus d’incitations suffisantes pour combattre les causes de l’endettement conduisant toujours au ré-endettement.

 Comment sortir du cercle de la dette ?

Somme toute, pour pouvoir résister à la tentation de la dette, les dirigeants africains doivent d’abord améliorer la qualité des dépenses publiques à travers l’augmentation de l’efficience des dépenses, la redéfinition des dépenses prioritaires et la mise en œuvre d’une politique macroéconomique saine. Il s’agit aussi pour l’Etat de se consacrer à ses fonctions régaliennes en cédant certaines activités au secteur privé. Ensuite, il apparait urgent d’augmenter les recettes fiscales des pays africains. Ces derniers doivent renoncer à la facilité et faire des réformes pour l’accroissement de la base imposable. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires en réduisant la pression réglementaire et fiscale pour attirer le secteur informel vers le formel et augmenter ainsi les ressources de l’Etat et réduire le recours à l’endettement extérieur. Enfin, il est indispensable de faire de la transformation structurelle des économies africaines la priorité pour amoindrir les effets des chocs consécutifs aux fluctuations des cours des matières premières. Bref, il faut sortir de l’économie de rente et aller vers l’économie productive du marché.

 KRAMO Germain, analyste économiste ivoirien.

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