mardi 31 octobre 2017

Mauvais coups à répétition contre les plus démunis

L'Assemblée nationale a supprimé dans la nuit de vendredi à samedi l'obligation de généraliser le tiers payant au 30 novembre.

buzyn

L'Assemblée nationale a supprimé dans la nuit de vendredi à samedi, dans un hémicycle pratiquement vide, l'obligation de généraliser le tiers au 30 novembre. Peu après, les députés ont achevé l'examen en première lecture du projet de budget de la Sécu, à l'issue de quatre journées de débats dont une dernière de plus de 15 heures au total. L'ensemble du projet de loi fera l'objet d'un vote solennel mardi. 

Au sujet de ce dernier amendement clé du gouvernement qui a été adopté, la ministre de la Santé a dit souhaiter "changer de méthode": "il s'agit d'abord de mettre en place les outils" en vue d'un tiers payant "généralisable" mais "pas obligatoire", selon Agnès Buzyn

La politique du perroquet !

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Les socialistes, qui avaient voté cette dispense d'avance de frais au 30 novembre dans le cadre de la loi Santé de Marisol Touraine, ont vivement protesté. C'était "vraiment un progrès social" et "il y a de temps en temps des mesures qui nécessitent du courage", a lancé Joël Aviragnet (Nouvelle Gauche).  

L'Insoumis Adrien Quatennens a déploré la disparition d'un des très rares acquis sociaux du quinquennat Hollande et évoqué "un amendement clientéliste" à l'égard des médecins qui en nombre ne voulaient pas du tiers payant généralisé, synonyme selon eux de lourdeurs administratives. "A l'heure de la télémédecine, c'est d'une simplicité biblique" pourtant, a ironisé le communiste Pierre Dharréville, après le vote d'autres mesures dites "d'innovation" dans le cadre de ce projet de budget.

Quant aux LREM, ils n'ont comme toujours d'autre argumentation que : "C'était prévu dans le programme présidentiel de Macron !" En fait, la "politique du perroquet".

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lundi 30 octobre 2017

Volksmusik : Robin Leon

Un alsacien au hitparade d'été à Rust 

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dimanche 29 octobre 2017

Jupiter le fêtard

Quand le pape vient à Strasbourg il va à la cathédrale, quand des chefs d'Etat étrangers viennent à Strasbourg ils vont au parlement européen, quand Giscard vient à Strasbourg il va au restaurant "au boeuf" à Blaesheim, quand Chirac vient à Strasbourg il va à la winstub "chez Yvonne", et, c'est bien connu,

Quand Jupiter vient à Strasbourg, il va au

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 Apéro et karaoké

Un collègue de promotion de Jupiter à l'ENA raconte le passé de fêtard du Dieu du Capitole : "C'était beaucoup de dîners, d'apéros, à l'académie de la Bière. Il sortait, mais les boîtes de nuit, ce n'était pas vraiment son truc..." Alors c'était quoi son truc ? "Il n'hésitait pas à partager ses talents de chanteur. On s'est fait deux ou trois karaokés, notamment un à Strasbourg qui s'appelait le Bunnies, vraiment bas de gamme, mais très sympa. Au programme de la playlist, "Que je t'aime" de Johnny Hallyday, mais aussi "Est-ce que tu viens pour les vacances ?" de David et Jonathan. "Pour moi, Jupiter aime plutôt Aznavour, Johnny... et De Gaulle ou Mitterrand en politique. La verticalité en musique et en politique se répondent ! Jupiter est le roi du karaoké et il a une connaissance encyclopédique de la chanson française".

bunnysbar3Sorties uniquement pour "oiseaux nocturnes"

bunnysbar1Nuits animées !

bunnysbar6Pas d'eaux minérales au menu !

bunnysbar4Le haut de gamme, svp

bunnysbar8Et encore un "spécial Capitole"

bunnysbar5Dernier verre avant la rentrée au petit matin !

bunnysbar7Conclusion !!!

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samedi 28 octobre 2017

Madagascar : deuxième guerre mondiale

5 mai 1942 :  L’opération Ironclad 

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Durant la seconde guerre mondiale, la Grand Île était encore une colonie française. De ce fait, Madagascar était sous le contrôle du Regime de Vichy, qui a signé une armistice avec l’Allemagne nazie. 

Le 5 mai 1942, de peur que Madagascar ne soit utilisé comme base dans l’Océan Indien par le Japon, allié de l’Allemagne nazie, les Britanniques lancent l’opération Ironclad en bombardant des bâtiments de guerre français à Diego-Suarez, puis en débarquant sur la partie Nord de l’Île. Des débarquements ont également eu lieu à Majunga et dans d’autres villes portuaires.

S’en suit une progression des Britanniques vers le sud, jusqu’à la capitulation le gouverneur général Armand Annet près d’Ihosy en novembre 1942.

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Débarquement anglais à Tamatave

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Déchargement des bateaux britanniques à Tamatave

guerre3Bombardement des troupes de Vichy à Ambositra

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vendredi 27 octobre 2017

Réseau anti-arnaques : l'affaire du mois d'octobre

Cannaphytol ne sert à rien !

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jeudi 26 octobre 2017

Chine : Le rêve de Xi Jinping

Une puissance aérospatiale complète en 2045, selon le "Quotidien du Peuple" 

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Le matin du 18 octobre, le Grand Hall du Peuple a accueilli un groupe de 19 députés de la base, dont un membre de l’équipe de taïkonautes de l’Armée populaire de libération, Jing Haipeng. « Actuellement, mes camarades et moi préparons à la mission de la station spatiale, qui est une tâche glorieuse que nous ont confiée la patrie et le peuple ». A cette occasion, Jing Haipeng a révélé qu’il était impatient de partir à nouveau dans l’espace. Le 18 octobre, jour de la cérémonie d’ouverture du 19e Congrès national du Parti communiste chinois, le Secrétaire général Xi Jinping a clairement mis en avant, dans son rapport important au Congrès, l’objectif stratégique de faire de la Chine une puissance spatiale.

200 satellites en orbite en 2020 !

Lei Fanpei, représentant au Congrès et président et secrétaire du Parti de la China Aerospace Science and Technology Corporation, a déclaré aux médias que d’ici à 2020, la Chine va s’efforcer d’atteindre un nombre de plus de 200 satellites en orbite, ce qui lui permettra d’atteindre le statut de puissance spatiale mondiale. Selon Lei Fanpei, la Chine possède déjà 30% des indicateurs techniques aérospatiaux permettant de parvenir au niveau de classe mondiale, et elle va s’efforcer de faire passer ce chiffre à 60% à l’horizon 2030, au-delà du niveau de puissance spatiale mondiale de la Russie. D’ici 2045, elle ambitionne de rivaliser avec les États-Unis dans un certain nombre de secteurs, faisant d’elle une puissance spatiale mondiale dans tous les domaines.

Lei Fanpei a par ailleurs ajouté que les prochaines étapes du groupe de technologie aérospatiale consisteront à achever sans faillir des tâches majeures de projets de haute technologie et de sciences et technologies nationales, de construire et mettre en service la première station spatiale chinoise, de réaliser les missions de prélèvement d’échantillons de sol lunaire et leur retour sur Terre et d’atterrissage et d’exploration de Mars, d’achever la construction d’un système mondial de satellites de navigation et d’un système d’observation de la Terre à haute résolution.

Il s’agit également d’assurer la promotion globale du développement de véhicules de lancement lourds et de construire des infrastructures spatiales civiles basées sur des systèmes de communication, de navigation et de télédétection, afin que la Chine dispose de capacités d’exploration et d’application spatiales complètes, dans le but de bâtir un pays innovant et une puissance aérospatiale,de construire une force de dissuasion stratégique « trois en un », et de contribuer davantage à la consolidation de la pierre angulaire de la stratégie de sécurité nationale.

Propagande, quand tu nous tiens !

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mercredi 25 octobre 2017

L'Algérie en colère contre Macron

Depuis son élection à l’Elysée au mois de mai dernier, Emmanuel Macron est attendu en Algérie. Or, cette visite d’Etat est retardée parce-qu’au coeur d’une délicate controverse politique. 

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L’ambassadeur de France, Xavier Driencourt, à Alger l’a avoué:  aucune date n’a encore été arrêtée pour la visite du président français, Emmanuel Macron en Algérie. Lors d’un déplacement dans la région de Blida, à une quarantaine de kiloètres d’Alger, Xavier Driencourt a confirmé qu’une “visite est prévue”, en précisant qu’il s’agit d’une visite d’Etat qui suppose encore quelques réglages. “Nous restons à la disposition de nos amis algériens pour arrêter ensemble une date”, a-t-il dit.

Très diplomatiquement, Xavier Driencourt a confirmé la rumeur qui existait: la Présidence algérienne est en colère contre Emmanuel Macron.

 L’Algérie banalisée 

Le ressentiment d’Alger s’explique par la vision politique que semble adopter Emmanuel Macron sur le Maghreb depuis son élection. Lorsque peu avant le scrutin, les réseaux d’Alger s’étaient mis “en marche” pour soutenir la candidature d’Emmanuel Macron, l’Algérie espérait été traitée comme le partenaire privilégié de la France dans la région. L’axe entre l’Elysée et la présidence algérienne qui avait marqué les débuts de la présidence Hollande allait être à nouveau d’actualité. Et un tel choix ne pouvait que peser favorablement sur un appui éventuel des Français au clan Bouteflika, et notamment au frère du Président, Said, dans la guerre de succession que se livrent aujourd’hui les clans en présence en Algérie.

Or, très vite, les autorités algériennes découvrent que le Président français ne veut aucunement donner à l’Algérie le statut de “force régionale au Maghreb”. Au contraire, soulignent des sources diplomatiques algériennes, Emmanuel  Macron a fait comprendre à ses interlocuteurs algériens qu’il veut traiter tous les pays du Maghreb sur le même pied d’égalité. L’Elysée ne veut à aucun prix froisser le partenaire marocain qui, sur le terrain sécuritaire, a marqué des points, ces dernières semaines, auprès des Français.

La semaine dernière, l’appui de la diplomatie française à la candidature d’Audrey Azoulay, fille de l’ancien conseiller spécial d’Hassan II, a démontré, s’il en était besoin, que les autorités françaises soignent leurs relations avec le Maroc.

 Pressions françaises

Cette politique d’équilibre n’a pas été du tout du goût du président algérien Bouteflika et de ses conseillers qui ont espéré un meilleur “renvoi d’ascenseur”. La présidence algérienne avait donné plus que des gages cet été, en montrant à quel point les conseils de l’allié français étaient écoutés. C’est l’époque où celui qui était alors Premier ministre, Abdelmajid Tebboune, s’en était pris aux oligarques algériens et notamment à Ali Haddad, le patron du FCE (organisation patronale algérienne). Lequel était au mieux avec Emmanuel Macron, depuis la rencontre des deux hommes au printemps lors de la visite du candidat Macron à Alger.

Cet été donc, l’Elysée aurait fait pression sur l’Algérie, indiquent de bonnes sources à Alger, pour que  l’offensive anti Haddad cesse. A la même époque, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait d’ailleurs tenu à recevoir Abdelmajid Tebboune, en vacances alors en France, pour lui demander plus de modération dans sa croisade anti oligarques. Finalement, Tebboune, fidèle entre les fidèles de Bouteflika, avait été limogé brutalement. A la grande satisfaction des Français.

Autant d’égards pour Paris qui expliquent les désillusions actuelles.  La Présidence algérienne n’a fourni aucune date pour la visite d’Etat de cet ingrat d’Emmanuel Macron.

En parfait connaisseur des rouages du sérail algérien, Xavier Driencourt s’active pour réparer les dégâts et renouer le contact. Très respecté et consulté par les tenants du pouvoir à Alger, Xavier Driencourt espère réconcilier l’Elysée et le Palais d’EL-Mouradia bien avant la fin de l’année. La tâche sera rude. (selon "Mondafrique")

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mardi 24 octobre 2017

Mexique : Un mois après un séisme dévastateur

Une ONG se préoccupe du sort des enfants

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Au moins 226 000 enfants restent directement impactés par le terrible séisme du 19 septembre qui a secoué le Mexique et ces conditions de vie précaires menacent les plus vulnérables un mois après la catastrophe selon l’organisation qui défend les droits de l’enfant à travers le monde, Save the Children.

«En situation d’urgence, les enfants deviennent vulnérables à la maltraitance, à l’exploitation, à la violence ou à la négligence. Il est impératif de mettre en place tous les mécanismes permettant de protéger les enfants», a expliqué María Menéndez de Save the Children.

Plus de 226 000 enfants se trouvent actuellement dans des abris et des camps de fortune, ou encore à la rue selon une enquête de Save the Children.
La représentante exécutive de l’ONG au Mexique, María Menéndez, a averti que le chiffre estimé est peut-être plus élevé encore parce qu’il n’y a pas de recensement officiel du nombre de personnes sans-abri après la terrible catastrophe qui a frappé la population.

La représentante estime que les autorités mexicaines n’ont pas appliqué les protocoles usuels dans ce genre de situation afin d’assurer la sécurité, la protection des mineurs et des familles touchées (plus de 250 000 personnes privées d’un toit sur la tête) après le tremblement de terre.

Ces familles ont été forcées d’abandonner les abris qui sont pour la plupart des tentes de fortune dans le but de se réinstaller dans leurs maisons endommagées de peur d’être dépouillées de leurs biens. Une situation qui les expose à des risques plus importants en raison de la détérioration des zones où ils résident.

L’enquête de l’ONG a également montré que la plupart des écoles sont restées fermées et qu’il n’y a pas de contrôle des allers et venues dans les refuges, ce qui oblige beaucoup d’enfants à rester dans la rue toute la journée.

Save the Children a détecté l’absence de dossiers concernant le recensement des enfants sinistrés, et le fait qu’ils peuvent passer de longues périodes sans la présence d’un adulte.

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Le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le Mexique le 19 septembre a fait 369 morts et 214 blessés et a endommagé plus de 1 500 bâtiments, selon les chiffres des autorités mexicaines.

Les sinistrés désabusés dénoncent les actions du gouvernement d’Enrique Peña Nieto qui ne suffisent pas à combler le manque de logements, les dégâts sont estimés à plus de 8 milliards de pesos (550 millions de dollars environ) seulement dans le centre historique de la capitale. 

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Save the Children affirme dans son rapport« Nous devons réduire les risques encourus par les enfants dès que possible. Pour cette raison, Save the Children cherche à travailler main dans la main avec les autorités et les communautés où nous opérons pour nous assurer que tous les refuges suivent les protocoles pour la protection des enfants ».

Selon les données du gouvernement, plus de 86 657 ménages ont subi des dommages totaux ou partiels dus aux secousses telluriques obligeant les familles à déménager dans des foyers gérés par les autorités, dans des camps organisés par les membres mêmes de la communauté ou dans des foyers familiaux.
L’organisation travaille avec 2 270 enfants et adolescents dans 35 abris ou camps, dans les zones affectées de Puebla, Mexico, Oaxaca et Morelos, transformées en espaces d’échange où les enfants reçoivent un soutien psychosocial et matériel pour couvrir leurs besoins fondamentaux.

Selon un récent rapport publié par le Bureau des Nations Unies, les tremblements de terre qui ont dévasté le Mexique en septembre dernier ont causé la mort d’au moins 400 personnes, endommagé plus de 150 000 maisons, 12 000 écoles et 1 500 monuments historiques.
L’équipe des Nations Unies chargée de l’évaluation et de la coordination des catastrophes (Undac) a été mobilisée pour travailler avec l’équipe mexicaine de protection civile. Elle a également appuyé le lien entre la réponse nationale de l’ONU et celle de la communauté internationale. Alors que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a fourni un soutien psychosocial aux mineurs pour qu’ils soient préparés émotionnellement à de possibles scénarios futurs.

Dans l’ensemble, l’OCHA a également mentionné que l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a mené des évaluations dans les centres hospitaliers et les centres d’hébergement, tout en veillant à la prévention des maladies. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a soutenu les communautés affectées en faisant don de tentes. La Banque mondiale a estimé que le coût de la reconstruction au Mexique atteindrait 2 milliards de dollars avec un impact de 0,2 à 0,3% sur le produit intérieur brut (PIB) du pays. (ActuLatino)

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lundi 23 octobre 2017

Justice : ils découpent le radar pédagogique à la meuleuse

Quand l'alcool donne des idées !

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L’alcool est néfaste pour la santé, et encore plus pour les neurones. C’est la conclusion qu’on peut tirer au regard des faits commis par trois prévenus convoqués cette semaine devant le tribunal. Face aux juges, deux hommes et une femme d’une vingtaine d’années regardent leurs baskets et se disent que tourner à l’eau claire peut parfois éviter des ennuis judiciaires…

Pour comprendre l’affaire, il faut remonter à une soirée de l'été dernier. Cette nuit-là, le trio absorbe de l’alcool jusqu’à plus soif, au domicile de l’un d’entre eux. Soudain, ils sont frappés par le génie de Thomas Edison, ou plus certainement par les verres de « bibine » qu’ils ont absorbés et décident d’aller explorer l’univers mystérieux des… radars pédagogiques.

Un choix qui n’est pas dû au hasard puisqu’il y en a un à quelques mètres de leur lieu de beuverie. Ils sortent de la maison, traversent la route en déroulant un câble et s’arrêtent devant le radar. Ce câble, c’est celui d’une meuleuse électrique. Les prévenus ont en effet décidé de découper le socle de l’appareil. Pour ce faire, ils montent sur le toit de la voiture garée devant l’engin. Mais pendant qu’ils « ferraillent » avec le radar, le voisin, lui, est réveillé par le boucan. En observant la scène, il prévient la gendarmerie et filme les trois acolytes en pleine action et notamment une scène digne du film « Nuit d’ivresse ». La jeune femme alcoolisée a pour rôle de rattraper le radar une fois scié. Mais elle n’a plus vraiment le compas dans l’œil. Résultat : elle a beau tendre les bras, le radar s’écrase lamentablement au sol…

Ce dossier est bien plus léger que les affaires courantes d’un tribunal correctionnel et fait sourire les magistrats. Mais les prévenus, eux, ne font pas les fiers et ne bronchent pas face aux peines d’amende requises à leur encontre. Pour expliquer leur geste, un des protagonistes avance, un brin gêné, qu’ils voulaient « voir ce qu’il y avait dedans… »

L'avocat de la défense, estime que ces amendes sont appropriées et fait part des regrets de ses clients. Après avoir émergé de ses excès nocturnes, l’un d’entre eux s’est en effet excusé auprès du maire et s’est proposé de payer les réparations de l’appareil. Le juge a même endossé le rôle de sage en lançant une conclusion qui s’est souvent révélée exacte : « Est-ce que quelqu’un a déjà eu une grande idée en buvant beaucoup d’alcool ? Dans le domaine artistique, vraisemblablement. Mais dans un domaine plus technique, non… »

Jugement : 200 € pour le vol du radar et 100 € pour le tapage nocturne qu’ils ont provoqué. Les frais de justice et de remise en état du radar en plus.

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dimanche 22 octobre 2017

33ème congrès de l'ANEM à Forcalquier (Alpes de Haute-Provence)

Ciel, notre maire-adjointe y était !

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Notre conseillère départementale, première adjointe au maire de Villé, a participé aux débats suivants : La montagne à l'avant-garde de la transition écologique - l'aménagement numérique de la Montagne un an après l'acte 2 de la loi Montagne - la résilience de la spécificité montagne. Bien que Villé n'est plus en zone de montagne, on aurait aimé connaître le contenu de ses interventions concernant le massif vosgien.

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Il est vrai que notre élue a l'habitude de fréquenter les toits, même si ce ne sont pas toujours les toits du monde (voir photo ci-contre). Mais peut-être a-t-elle même pu serrer la pince au maître de céans, l'ancien député-maire de Forcalquier Christophe Castaner, aujourd'hui porte-parole du dieu Jupiter, maître de la république française. Ou peut-être même à Jacqueline Gourault, ministre rattachée au ministre de l'intérieur Gérard Collomb, en charge de la cohésion des territoires. Celle-ci a dû recueillir toutes les sympathies de notre maire-adjointe lorsqu'elle a déclaré que pour les communes françaises les DGE (dotations globales de l'Etat) étaient en hausse. Même le maire de Villé va risquer de s'étouffer à l'annonce de cette brillante nouvelle. L'autre membre du gouvernement présent, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat lui aussi à la cohésion des territoires, a renchéri en annonçant que le gouvernement n'oublie pas les territoires ruraux. A dire des bêtises, il vaut mieux être à deux. Et puis, il semble que ce cher Denormandie s'imagine déjà à la tête de LREM. Et pour y arriver, il faut bien soutenir ses ministres.

Pour faire plus sérieux, voyons plutôt le discours du porte-parole du gouvernement. 

En altitude, la météo peut vite varier. Malgré la reconnaissance de leur spécificité par deux lois dédiées (la dernière en décembre), les élus montagnards ne se départissent pas d’un naturel inquiet.

Et le changement politique radical en 2017 n’est pas forcément signe de temps clair pour eux, habitués à l’immuable baromètre gauche/droite. D’autant que les nuages s’amoncellent : raréfaction de la ressource publique, fonds de péréquation pénalisant, transfert obligatoire de l’eau aux intercommunalités en 2020, présence du loup… « On a le sentiment que la spécificité montagne est oubliée », s’est désolée Marie Noëlle Battistel lors de ce congrès de l’Association nationale des élus de montagne (ANEM), qu’elle préside et qui perd des adhérents.

Sans aucune langue de bois ?

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Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, est revenu sur ses terres dire à tous ces montagnards (sans aucune langue de bois ?)  qu’après la pluie vient le beau temps. Lui qui, il y a peu, était encore maire de Forcalquier, revendique une approche innovante : « J’ai vécu la différence de culture entre la plaine de la Durance et la vallée de l’Ubaye, je suis à votre écoute. » Et de louer « l’intelligence territoriale » des élus de massifs, expérience inventive qui doit influencer les politiques de Paris.

La confiance est donc rompue entre l’Etat et les collectivités ? « La confiance, ça se recrée. Que dit le projet loi de finances en ce moment à l’Assemblée ? Pour la première fois, le budget global pour les collectivités va augmenter. (Mais peu de présents y croient). Il n’y aura pas de baisse des dotations. L’effort sera ciblé sur les 319 plus grandes communes. (et les autres ?) » Si le slogan de l’ANEM, le parti de la montagne, c’est bien “ni gauche, ni droite”, ce n'est pas l’esprit en marche à l’Elysée, plutôt "pas de gauche et surtout à droite". « Sur le sujet de l’eau, on est ouvert. La loi mérite d’être adaptée aux territoires » rappelle notre porte-parole macronien en réponse à une pétition du comité directeur de l'ANEM. Mieux, le secrétaire d’Etat Castaner a parlé d’alléger les procédures administratives pour les retenues collinaires : « Simplifions ! ». A défaut d’annoncer avec certitude la neige pour cet hiver, en météorologue optimiste, il prédit des éclaircies sur les hauteurs capitoliennes.

La motion de l'ANEM qui a fait sursauter Castaner

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