lundi 31 juillet 2017

Le gouvernement empêche la construction de 12 000 HLM

Un décret rédigé en catimini ! 

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A quoi joue le nouveau gouvernement ? Après le coup de rabot sur les APL, c’est au tour du budget alloué à la construction de logements sociaux de trinquer. Dans son décret n°2017-1182 du 20 juillet publié au Journal Officiel du 21 juillet 2017, le Premier ministre Edouard Philippe et son ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, procèdent à l’annulation de 184,9 millions d’euros en autorisation d’engagement et 130,5 millions d’euros en crédit de paiement sur le programme "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat" de la mission "Egalité des territoires et logement." (voir document à la fin de l'article)

Une perte sèche, selon l’Union sociale pour l’habitat qui représente quelques 730 organisations HLM. Par cette décision, c’est 12 000 logements sociaux en PLAI, c’est-à-dire à très faible loyer, qui ne sortiront jamais de terre. "Ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le "viseur de Bercy"", enrage Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat. De son côté, l'adjoint à la maire de Paris, Ian Brossat, ironise sur les choix du gouvernement sur Twitter : "Il est temps de revenir à la raison, de prendre la mesure des difficultés des familles les plus modestes et d’ouvrir une réelle concertation dans l’intérêt des politiques de solidarité afin d’assurer des conditions de logement et des conditions de vie décentes à tous nos concitoyens", ajoute-t-il dans un communiqué. Le décret ayant déjà été publié au Journal Officiel, pas sûr que les organismes HLM ou le personnel associatif aient les moyens de faire pression pour un retour en arrière.

Et au même moment, le président Macron annonce "qu'il n'y aura plus personne dans la rue à la fin de l'année !"

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dimanche 30 juillet 2017

Villé, village fleuri

La troisième fleur, ça se mérite !

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Notre premier magistrat peut être fier : il a obtenu la "troisième fleur". Oui, mais voilà : une troisième fleur se mériterait par des progrès réalisés depuis l'obtention de la deuxième fleur. Est-ce bien le cas ? 

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L'ancienne gendarmerie de la route de Bassemberg était l'immeuble le plus fleuri en mai 2009, aujourd'hui c'est l'endroit le plus sale. Les arbrisseaux et mauvaises herbes ont certes été fauchés juste avant le passage de la "commission", mais même pas dégagés, juste enlevés de la vue des inspecteurs à l'arrière du bâtiment. Un grand bravo à la direction municipale ! Mais veut-on commencer là un nouveau tas de compost sauvage ? Ou s'agit-il d'une simple "symphonie inachevée" ? A Villé rien ne nous étonne. 

 

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Le pont de la Leh, dans un état déplorable à la même époque, l'est toujours. Le maire aurait même demandé au SMICTOM de participer à un audit en vue de l'amélioration de l'ouvrage. Aura-t-il satisfaction en le disant avec des fleurs ... manquantes ?

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Quant au cimetière, il est dans un état lamentable ! Allées non entretenues ! Tombes abandonnées dont la concession est reprise par la commune, revenues à l'état sauvage. Haie de clôture non taillée remplaçant une enceinte obligatoire en pierres, jamais réalisée depuis la loi qui date de 1925 ! Villé était pauvre au début du 20ème siècle, l'est toujours et le sera encore à l'avenir ?

Alors, troisième fleur méritée ?

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samedi 29 juillet 2017

Inondations en Afrique

Les sinistrés d'Abidjan se sentent oubliés

abidjanDepuis le début de la saison pluvieuse, au moins vingt personnes sont mortes en Côte d'Ivoire du fait d'inondations ou de glissements de terrain. Dans certaines communes d'Abidjan, les habitants des quartiers sinistrés vivent dans la crainte de nouvelles pluies diluviennes, parfois sans solution de relogement malgré les promesses d'aide financière. Reportage à la cité Coprim, à Yopougon.

Don Paul Kohou regarde avec crainte l’imposante fissure qui strie depuis peu les murs de sa chambre. Si une partie de sa maison, nichée au bord du canal de terre de la cité Coprim à Yopougon, tient encore en partie debout, ce n’est plus le cas de celle de son voisin. Après des pluies diluviennes, une partie de l’immeuble d’à côté s’est brutalement effondrée dans le canal, le 25 mai dernier, entraînant dans sa chute une partie de sa petite villa.

Depuis le début de la saison pluvieuse, le fonctionnaire de 59 ans a vu des pans entiers de deux autres immeubles se fracasser dans le canal, qui a aussi englouti six autres villas basses. Malgré les impressionnants dégâts, Don Paul Kohou « remercie Dieu » : jusqu’à présent, les dommages ne sont que matériels. Seule une femme a été légèrement blessée. Elle était chez elle lorsque sa maison s’est effondrée après un énième glissement de terrain.

Contraints de dormir ailleurs

Dans cette partie de la cité Coprim, l’absence de victimes s’explique d’abord par les réflexes développés par ses habitants. De mémoire de riverain, le premier éboulement remonte à juin 2015. Depuis, à chaque pluie, les occupants des 48 habitations nichées en bordure de canal ont donc pris l’habitude de s’éloigner de leurs maisons par peur de nouveaux glissements de terrain. « Nous ne pouvons pas prendre le risque de dormir chez nous lorsqu’il pleut, nous avons peur que tout s’effondre. Nous sommes contraints de dormir à l’extérieur, en face, ou chez ceux qui peuvent nous accueillir », s’indigne Rigobert Blaka, dont la maison penche désormais dangereusement vers le canal.

La plupart des riverains en veulent à la mairie de Yopougon. Ils assurent que la commune leur avait annoncé en décembre 2015 la réfection tant attendue du canal. Car il y a encore une dizaine d’années, le fossé de terre avait l’envergure d’un petit caniveau que les riverains pouvaient enjamber d’un simple saut. Mais la vigueur des dernières saisons pluvieuses, couplée à la construction d’ouvrages ne laissant pas l’eau s’écouler, ont considérablement creusé le lit de la rigole.

La mairie pointée du doigt

Faute de travaux, le petit canal s’est depuis transformé en un ravin de plus de dix mètres de large par endroit. « Si des travaux avaient été faits pour l’aménager et le consolider, il n’y aurait jamais eu ces glissements de terrain et nos maisons n’auraient pas été mises en danger », déplore Don Paul Kohou, devenu le porte-voix de l’association informelle des habitants de la cité.

Des critiques que balaie la mairie de Yopougon. « La mairie n’a ni les moyens, ni les prérogatives pour effectuer ces travaux, qui relèvent de la compétence de l’État », assure Yaya Coulibaly, directeur de cabinet du maire de la commune, Gilbert Koné Kafana. « Chaque année, le maire demande aux personnes vivant dans des zones à risque de quitter les lieux », tient-il également à préciser.

Reste que les habitants, dont les économies d’une vie ont pour la plupart été investies dans ces maisons, n’ont pas les moyens de se reloger. « On nous dit de quitter les lieux, mais nous n’avons pas les moyens de partir : les logements sont trop chers à Abidjan pour que nous nous logions ailleurs », rétorque Don Paul Kohou.

« Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme »

Des sinistrés que les autorités se sont pourtant engagées à aider. Le 14 juin dernier, une délégation ministérielle est venue promettre des travaux, ainsi qu’une enveloppe financière aux riverains. « Les propriétaires des 48 villas se sont ensuite vus proposer 300 000 Francs CFA [457 euros] pour se reloger provisoirement. Mais pour l’instant nous sommes seulement six riverains à avoir reçu l’argent. Quarante-deux autres attendent toujours. Le dossier traîne, et nous ne savons toujours pas quand commenceront les travaux », déplore Don Paul Kohou, qui fait partie des six premiers bénéficiaires.

En attendant, le canal continue de s’élargir, creusé par les eaux usées et les ordures qui s’y accumulent. Un quatrième immeuble, toujours habité, menace désormais de s’effondrer. « On évoque l’incivisme et l’inconscience des personnes qui continuent de vivre dans les zones dangereuses, mais comment ceux qui n’ont pas l’argent pourraient-ils faire pour en partir ? », s’indigne Don Paul Kohou. Avant de lâcher, amer : « Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme. » (selon Claire Rinfroy, "Jeune Afrique")

NB : Lors de son voyage à Paris et Berlin, le président Ouattara a sollicité à Strabourg l'aide de l'Europe. Qu'est devenue cette aide ?

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vendredi 28 juillet 2017

Touristes arnaqués

Avion payé, mais pas de réservation !

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Quatre-vingt-dix personnes ont déposé plainte mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon contre l’agence Anatolia Voyage pour escroquerie. Certaines ont constaté que leur réservation n’avait jamais été effectuée alors que les billets avaient été payés. D’autres, coincées à l’étranger, ont appris que le vol retour n’existait pas

Pour eux, les vacances ont tourné au cauchemar. Ces touristes pensaient avoir réservé des séjours de rêve (pour la majorité en Turquie) mais rien ne s'est déroulé comme prévu, rapporte franceinfo.

Tous ont un point commun, avoir fait confiance à cette agence. Mais, l'établissement du second arrondissement de la ville a mis la clé sous la porte.

Au total, une centaine de victimes ont déposé plaintes devant le tribunal de Lyon. Certains passagers n'ont pas pu prendre l'avion car leur billet n'avait pas été payé par l'agence. "Et puis, on a des gens qui vont pouvoir faire l'aller mais lorsqu'ils sont arrivés à l'aéroport pour rentrer, le retour n'avait pas été payé", explique à franceinfo Aurélie Sauvayre, l'avocate en charge de l'affaire. Certains voyageurs ont également appris que leur vol n'existait pas.

Cette agence de voyages facturait donc les billets d'avion aux clients mais sans effectuer la réservation. D'après l'avocate, le préjudice pourrait s'élever au moins à 200 000 euros. Une page Facebook a été créée afin de rassembler les victimes. Aujourd'hui, l'agence reste injoignable. Selon des informations de franceinfo, les responsables se seraient envolés à l'étranger.

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jeudi 27 juillet 2017

Fécondité en Afrique

La CEDEAO se plie aux desiderata de Macron

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Au sommet du G20 en Allemagne, le Président Macron dénonçait le taux de fécondité comme facteur d’appauvrissement de l’Afrique. Les parlementaires de la CEDEAO semblent donc se résigner à cette assertion en luttant désormais contre la forte démographie africaine.

La capitale burkinabè Ouagadougou accueillait, ce week-end, une rencontre régionale sur la démographie. Outre les 15 pays de la CEDEAO, les parlementaires de la Mauritanie et du Tchad ont tous répondu présent. Il était question, lors de ces assises, d’évoquer la baisse de moitié du taux de fécondité à l’horizon 2030. Et ce, par la limitation à trois du nombre d’enfants par femme africaine.

Ainsi, le président de l'assemblée nationale burkinabè Salifou Diallo, hôte de la cérémonie, a-t-il déclaré : « Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique. » Puis, il ajoute : « Il est urgent de contenir la poussée  démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur « l’urgence » alléguée par Diallo. D’autant plus que quelques jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait que les financements des bailleurs de fonds vers l’Afrique seraient englouties par le fait que les femmes africaines avaient en moyenne huit maternités chacune. Propos qui avaient suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le timing entre la déclaration de Macron et celles des parlementaires de la CEDEAO est très criant. A telle enseigne que cela s’apparente à une dictée de l’Occident aux Africains. Comme si les leaders africains n’attendaient que le signal de leur puissance tutélaire pour prendre conscience de leurs réalités. Ou bien est ce la condition sine qua non pour recevoir le financement de Macron, fervent soutien de la Françafrique ? (Rufus Polichinelle, "Afrique sur 7")

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mercredi 26 juillet 2017

La démacronisation est en marche

Baisse des APL : Robert Hue lâche Macron 

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Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier secrétaire du Parti Communiste Français dénonce la baisse des aides aux logements décidée par le gouvernement.

La baisse des APL n'en finit pas de faire couler l'encre. Cette fois, c'est l'ancien premier secrétaire du Parti Communiste Français Robert Hue, soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, qui a pris sa plume pour dénoncer la baisse des aides au logement. Dans un communiqué du mouvement des progressistes, sa nouvelle formation politique, Robert Hue dénonce une mesure "particulièrement indécente", conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la Fortune (ISF), qui "touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés".

"Fidèle à son profond attachement à la justice sociale, le Mouvement des Progressistes s’insurge contre cette décision et souhaite qu’une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d’achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en oeuvre", a averti le sénateur du Val-d'Oise.

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mardi 25 juillet 2017

Le Drian avale des couleuvres

Vers une démission de Le Drian ?

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La question n'est déjà plus de savoir s'il va démissionner, mais quand. La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre. 

Un Le Drian meurtri

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

La revanche des diplomates

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De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages. Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il etait ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

Entre deux

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional. Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement. Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

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lundi 24 juillet 2017

Représentation féminine chez Macron ?

Les ministres-femmes sont-elles les bonnes à tout faire du président ?

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Lors de l'épisode Villiers-Macron, la ministre avait complètement disparu des radars. Pourtant, c’est elle qui aurait dû porter le clash budgétaire avec Villiers. En tant qu’ancienne secrétaire d’Etat au Budget, responsable des Armées, elle a laissé s’installer un duel président-chef d’état-major, elle était complètement ailleurs. Son rôle, Emmanuel Macron l’a d'ailleurs réaffirmé mercredi en affirmant que François Lecointre "n’aura non pas un budget à défendre, car c’est le rôle de la ministre des Armées, il aura des troupes à défendre, des opérations à mener". Et pourtant, bien présente à Istres, Jupiter ne l'a pas laissé apparaître à une quelconque prise de vue lors de son discours aux militaires. Serait-elle là comme "éventuel fusible" ou comme "bonne à tout faire, notamment cirer les bottes" ? A chacune et chacun de juger. Elle a quand même eu le droit d'annoncer le nom du successeur du démissionnaire Villiers, à savoir le général Lecointre.  Mais on a bien compris qu'elle ne faisait que répéter le nom "soufflé par le chef". 

Et Laura Flessel ?

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Ancienne escrimeuse, ministre des sports, à quoi sert-elle ? En ces temps de vacances, elle est en Afrique, très exactement à Abidjan.

 

Ce vendredi s'est ouvert la 8e édition des Jeux de la Francophonie qui se tiendra du 21 au 30 juillet 2017, en Côte d’Ivoire. Cette huitième édition ambitionne de s’inscrire dans un projet de développement et de renforcement de cohésion nationale pour la Côte d’Ivoire, un voeu pieu alors que les militaires rebelles continuent de faire régulièrement parler les armes ces dernières semaines. Macron avait promis à son homologue ivoirien Ouattara d'être présent. Mais les militaires français et les mutins ivoiriens en ont décidé autrement. Les jeux de la francophonie, vous connaissez ? Pas un media français n'en parle. Alors Laura Flessel suffira ! Elle assistera à l’ouverture et accompagnera les premiers pas de la délégation tricolore, décision du chef ! 
Elle profitera de son déplacement pour poursuivre ses échanges avec ses homologues internationaux et les présidents de fédérations afin de poursuivre le développement du réseau d’influence de la France à l’international a-t-elle déclaré. Il faut bien dire quelque chose ! Laura est une bonne palliative du chef, qui lui s'intéresse beaucoup plus au très médiatique Tour de France. Passer à la télé française, c'est plus important ! Et après tout, le chef ira à Assinie (résidence côtière du président Ouattara en Côte d'Ivoire) pour le réveillon de Nouvel An ... en compagnie de l'habitué Nicolas Sarkozy ?
Marlène Sciappa, punie ?

 

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Secrétaire d'Etat à l'égalité hommes/femmes, elle semble avoir une langue qui fourche souvent. Ainsi, elle a annoncé au Sénat que  "les subventions aux associations ne baisseraient pas d'un euro". Oui mais voilà, elles auraient diminué de 25% ! Elle a certes essayé par la suite de noyer le poisson en disant que la baisse se fera sur les budgets de fonctionnement, et pas sur les subventions des associations. Mais les responsables d'associations n'ont pas été dupes et restent très fâchés. Voilà qui n'a pas dû plaire au chef qui 'aime guère la contradiction. 

Et voilà qu'elle dérape encore à propos des chiffres des viols et se fait recadrer par l'Insee. Alors que la secrétaire d'État rencontrait la délégation aux Droits des femmes du Sénat jeudi 20 juillet, elle s'est permis de faire un raccourci sur les agressions sexuelles, révèle Le Lab d'Europe 1. Elle a affirmé tout de go que les viols étaient plus fréquents dans le nord que dans le sud. Selon Le Lab, Marlène Schiappa se sert d'une enquête de l'Insee de 2014 qui fait état de "576 plaintes dans le Nord, dix en Corse dont une sur voie publique". Attention, Marlène, le chef va se fâcher !

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dimanche 23 juillet 2017

RN 59 : Zone test, non mais ...

Des économies au détriment de la sécurité !

test"On se fout de la gueule du monde ! un travail de cochon ! Une honte !" voilà les commentaires recueillis sur les réseaux sociaux  à propos des travaux concernant le revêtement de la RN 59 entre le giratoire de Lièpvre et le tunnel. "Une zone test" sur une route déjà très dangereuse,  n'est-ce pas tout simplement irresponsable et criminel ?

Et on est tout simplement sidéré par les propos de la "DIREST" (Direction Interdépartementale des Routes Est) : "Nous avons appliqué une double couche de gravillonnage. On verra ce que ça donne sur la RN 59". C'est du tout vu ! avec des gravillons sur des bords de route non définis, voilà qui va permettre aux véhicules d'aller plus facilement dans le fossé. "Traitement comme sur une départementale !" Faut pas se gêner !

Le tout, pour économiser 10000 €. Les victimes, on les comptera plus tard.

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samedi 22 juillet 2017

Eddy Merckx n'apprécie pas le tour de France 2017

La légende du cyclisme belge trouve que les étapes ne sont pas assez captivantes et que le Tour manque de spectacle.

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Eddy Merckx était en visite sur le Tour de France vendredi dernier. Le quintuple vainqueur de l’épreuve n’est pas vraiment enthousiaste au sujet de l’édition 2017. «  J’ai regardé le Tour, mais je ne l’ai pas vraiment trouvé intéressant.  »

Merckx était présent au départ de la 19e étape, à Embrun, aux côtés du manager du Sporting d’Anderlecht et de Justine Henin. «  C’est toujours chouette de venir au Tour  », a-t-il déclaré avant le départ. «  J’ai suivi toutes les étapes, mais elles ne m’ont pas vraiment captivé. Ce n’était pas un grand Tour, il y a eu peu de spectacle. Beaucoup d’étapes étaient assez ennuyeuses. J’ai souvent regardé le départ puis fait autre chose. Je ne suis pas resté des heures devant la télévision.  »

Merckx trouve que le parcours aurait pu être mieux dessiné. «  Ces longues et plates étapes doivent changer. Il ne se passe presque rien : une échappée qui est reprise dans les derniers kilomètres. Il y avait trop d’étapes où tu savais à l’avance qu’il ne se serait rien passé.  »

Le Cannibale s’attendait à une plus grande lutte entre les ténors. «  Je m’attendais quand même à quelque chose en montagne. Maintenant bon, Froome a toujours roulé défensivement, se défendait très bien et pouvait compter sur une équipe très forte. Lors du chrono d’ouverture, quatre hommes de Sky ont fini dans le top dix. Il ne s’est presque rien passé dans ce Tour. Beaucoup de leaders n’ont rien fait d’autre qu’attendre. Froome lui-même n’a jamais attaqué, mais il gagnera le Tour, donc s’est bien défendu. Il n’a rien fait d’exceptionnel, mais il n’y avait personne pour le battre. Il mérite la victoire. Bien entendu, il faut encore attendre le contre-la-montre, mais je ne vois pas qui pourrait encore le battre. Je ne pense pas qu’Uran puisse encore le dépasser dans le contre-la-montre.  »

Parmi les rivaux du Britannique, Romain Bardet a tenté sa chance à plusieurs reprises. «  Il a couru un bon Tour, mais n’était pas assez fort pour lâcher Froome. L’équipe de Froome est également trop forte, tu ne peux pas le nier.  »

Froome est en route vers une quatrième victoire finale au Tour. Peut-il poursuivre sa domination ? «  S’il continue à se concentrer uniquement sur le Tour, pourquoi cela devrait-il changer à l’avenir ? Il ne roule que le Tour  », a indiqué Merckx. Une conception du cyclisme que le Cannibale regrette un peu. «  Si tu vois les choses de la sorte, alors autant n’organiser que le Tour vu que c’est la seule course qui compte… Mais le cyclisme n’est pas que le Tour. L’histoire du cyclisme, c’est aussi le Tour d’Italie, Milan-San Remo, Paris-Roubaix… Toutes ces courses ont leur valeur. Je trouve dommage que tu ne le vois pas sur Paris-Nice, par exemple, ou d’autres courses.  »

Par rapport aux Belges, Merckx résume : «  la plupart des Belges roulaient au service de leur équipe. Ils ont bien roulé mais nous n’avons pas encore gagné et tu ne peux pas être satisfait de cela.  » (selon sud.info.be)

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