mercredi 30 novembre 2016

Complément d'information

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Après bien des bruits de comptoir dûs à l'un ou l'autre conseiller municipal, le maire de Villé vient enfin de faire distribuer une affiche et de communiquer sur son site internet.

"Réunion publique à la salle d'animation de l'école primaire lundi 5 décembre 2016 à 20h, en présence de Monsieur le Sous-Préfet, concernant l'accueil de demandeurs d'asile dans l'ancienne gendarmerie de Villé. Les villois et les villoises sont invités à venir y participer."

On sait donc maintenant où cette réunion a lieu !

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mardi 29 novembre 2016

Sarkozyste de la première heure, filloniste de la dernière

Rapides et étranges retournements de vestes

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Décidément, le maire de Villé a des idées politiques bien tranchées. Sarkozyste de la première heure (selon la presse, en réalité depuis qu'il était candidat aux régionales sur la liste de Philippe Richert, cet autre retourneur de veste ultra-rapide). Comprenne qui pourra ! "C'est l'homme dont la France a besoin", ose même déclarer le maire de la commune qui n'a plus besoin de lui.  

Très impliqués dans la campagne du l'ex-président, nos élus rament de toutes leur force pour le pétainiste Fillon. Au point qu'ils vont demander que Vichy soit à nouveau capitale de la France ?

Et que dire de Marcel Bauer, maire de Sélestat quand il déclare allègrement : "François Fillon était venu ici même, en 2011,pour inaugurer l'hôpital rénové. Je suis persuadé qu'il fera un bon candidat et un bon président ! Quand je l'avais rencontré, il m'avait fait bonne impression. C'est un homme posé qui a de l'expérience."

Oui, mais Marcel  Bauer devrait se souvenir de l'accueil réservé par les manifestants à François Fillon : grèves, sifflets, etc... Et quelques mois plus tard, suppression du service de néonatologie ! Et bien sûr, jusqu'au 21 mai 2017, nos élus LR vont encore pleurer à propos du désengagement de l'Etat en matière de dotations !  

A lire (ou à relire) : Fillon passe, le passif reste

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lundi 28 novembre 2016

Qui est Ambroise Croizat ?

croizat

Né le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie) et mort le 11 février 1951 à l'hôpital Foch de Suresnes, il fut l'un des fondateurs de la Sécurité Sociale et du système de retraites en France. Il fut également secrétaire général de la fédération des travailleurs de la métallurie de la CGT et ministre du Travail et de la Sécurité Sociale de 1945 à 1947. Son père, Antoine Croizat, est ouvrier et sa mère, Louise Jeannette Piccino, employée dans un tissage de velours. Il travaille en usine dès l'âge de 13 ans lorsque son père est appelé sous les drapeaux en 1914. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise.

En 1917, il s'inscrit aux Jeunesses socialistes et adhère au Parti Socialiste en 1918. Il se déclare partisan de l'affiliation du parti SFIO à l'Internationaliste communiste. Il anime les grandes grèves de la métallurgie lyonnaise. Ambroise Croizat entre lui-même au Parti communiste dès sa fondation en 1920 et il est l'un des dirigeants des Jeunesses communistes de 1920 à 1928. Il devient un permanent du Parti communiste en 1925. En 1928, il est nommé secrétaire de la Fédération unitaire des métaux. En 1929 – et jusqu'à sa mort en 1951 – il est membre du comité central, puis membre du bureau de la Fédération de la jeunesse. Il déploie une intense activité militante dans de multiples endroits en France. En 1936, au moment où se réalise l'unité syndicale, il devient secrétaire général de la Fédération unique des métallurgistes CGT, qui regroupe alors 20 % des effectifs de la CGT.

Aux élections générales législatives des 26 avril et 3 mai 1936, il est élu dans la deuxième circonscription du 14e arrondissement de la Seine. Il est négociateur de la convention de la métallurgie parisienne, rapporteur sur la loi des conventions collectives à la Chambre. Il est également négociateur dans le secteur des grands magasins et membre à la Chambre de la commission sur les armements.

Arrêté dans la nuit du 7 au 8 octobre 1939 — comme d'autres députés communistes qui soutiennent le pacte germano-soviétique —, déchu de son mandat de député le 20 février 1940, il est condamné le 3 avril à cinq ans de prison et à 4 000 francs d'amende. Ayant transité par 14 prisons, il finit par être transféré en mars 1941 au bagne de Maison Carrée dans la banlieue d'Alger. Libéré le 5 février 1943, trois mois après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d'Alger. Ce n'est qu'une fois sa déchéance annulée le 28 octobre 1944 qu'il peut siéger à l'Assemblée consultative provisoire, au titre de la CGT. À la Libération, il est élu membre des deux Assemblées constituantes (scrutins du 21 octobre 1945 et du 2 juin 1946) puis de l'Assemblée nationale de 1946 à 1951.

Croizat est ministre du Travail du général De Gaulle du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946, puis ministre du Travail et de la Sécurité Sociale du 26 janvier au 16 décembre 1946 (gouvernements Gouin et Bidault) et du 22 janvier au 4 mai 1947 (gouvernement Paul Ramadier, fin de la participation communiste au gouvernement). C’est à ce poste qu’il dirige la mise en place du système de protection sociale : assurance maladie, système de retraites, allocations familiales, et amélioration du droit du travail français, avec les comités d'entreprise, la médecine du travail, la réglementation des heures supplémentaires, le statut des mineurs.

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès… » déclarera-t-il dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale en octobre 1950.

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dimanche 27 novembre 2016

Les marchés de Noël en Europe

Informations pratiques 

marche

A l’heure où Strasbourg s’apprête à inaugurer son marché de Noël, vous envisagez peut-être de goûter à l’esprit de Noël dans un autre pays européen. En Allemagne, République Tchèque, Italie, Pays-Bas et bien d’autres, les chalets en bois, sapins, vin chaud et illuminations sont également au programme. Pour vivre la magie de Noël dans un pays européen en toute quiétude, le Centre Européen des Consommateurs France vous livre quelques informations pratiques.

Contrôles aux frontières – Si vous êtes citoyen de l’UE, vous pouvez voyager entre les pays de l’espace Schengen sans devoir montrer votre carte d’identité ou votre passeport à la frontière. Attention ! Certains états comme l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Norvège et la Suède ont toutefois réintroduit des contrôles à leurs frontières.

Pneus neige pour circuler à l’étranger – 7 pays comme l’Allemagne ou l’Autriche imposent des pneus neige si les conditions climatiques sont hivernales. Pour savoir si vous devez équiper votre véhicule pour circuler dans un pays européen, consultez la carte interactive également proposée par le CEC.

Paiement en espèces en Europe – Dans 21 pays d’Europe, les paiements en espèces sont limités à un certain montant (1.000 € en Italie par exemple). Au-delà, vous devrez payer par virement ou par carte bancaire mais rarement par chèque. Renseignez-vous auprès du commerçant sur la possibilité de payer par carte bancaire et sur les types de cartes acceptés. Consultez avant de partir la carte interactive du CEC France sur les limites de paiement en espèces en Europe.

Pas de droit de rétractation sur les marchés – Le droit de rétraction permet de revenir sur sa décision d’achat pendant un certain délai. Les achats sur les marchés de Noël ne sont pas concernés par ce droit. Votre achat sur un marché de Noël en France comme en Europe, sera donc ferme et définitif.

Garantie de deux ans sur les produits achetés – Pour tout bien acheté en Europe, les consommateurs bénéficient d’une garantie d’au moins 2 ans qui leur permet de demander réparation, remplacement du bien ou remboursement si ces solutions s’avèrent impossibles. Elle est obligatoire, gratuite et fournie par le commerçant, même sur un marché de Noël. N’oubliez pas de demander les coordonnées du commerçant pour pouvoir le contacter en cas de problème.

Vin chaud – à consommer avec modération – Les taux d’alcoolémie fixés en Europe ainsi que les sanctions inhérentes varient d’un pays à un autre. Dans 18 pays européens, le taux autorisé est de 0,5g par litre de sang (Allemagne, Belgique, Espagne). Il varie dans les autres pays entre 0,2 g/l et 0,8 g/l et plusieurs pays appliquent même la tolérance zéro (Roumanie, Hongrie). (euro-journaliste)

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samedi 26 novembre 2016

Au fond de la vallée, les Horbotteux ...

Du théâtre où l'on se plie en deux !

horbotteux

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vendredi 25 novembre 2016

Isolés en Amazonie, les Yanomami

Mis en danger pas les mineurs clandestins

yanomami

L'organisation Survival a publié des images aériennes bouleversantes d'une communauté contemporaine isolée évoluant au coeur de la forêt amazonienne qui pourrait réunir une centaines d'habitants.

La communauté a été localisée sur le territoire indigène Yanomami (au nord du Brésil), près de la frontière avec le Venezuela. 22000 Yanomami vivent du côté brésilien de la frontière, et au moins trois groupes n'ont aucun contact avec le monde extérieur. Ils sont extrêmement vulnérables à la propagation des maladies véhiculées par les étrangers.

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L’ONG, qui depuis 1969 défend les droits des peuples autochtones dans le monde entier, a déclaré dans un communiqué que la présence de mineurs pourrait constituer une menace fatale pour ces natifs, ils pourraient périr entre autres du paludisme, une maladie contre laquelle les Yanomami sont très vulnérables.

Sur certaines images aériennes diffusées par Survival vous pouvez voir un groupe d’Indiens dans un village Yanomami au milieu de la forêt en train d’observer l’avion qui les survole.

La présence d’un millier de mineurs illégaux d’or sur le territoire ancestral des Yanomami est une épée de Damoclès qui pèse sur cette communauté fragile, les travailleurs illégaux n’hésitant pas à utiliser du mercure qui contamine les cours d’eau et impacte fortement les ressources en poissons, principale source alimentaire de la communauté.

Plus tôt cette année, une enquête a indiqué que 90 % des Indiens d’Amazonie au Brésil souffrait d’un empoisonnement au mercure en raison des activités minières réalisées au milieu de cet espace naturel exploité avec déraison.

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Ce territoire est officiellement protégé depuis 1992, et est censé être un foyer sûr au cœur du poumon vert  où de nombreuses tribus, dont au moins trois restent isolés du monde, évoluent, selon Survival International.
Selon le directeur de Survival International, Stephen Corry , »ces images extraordinaires prouvent l’existence de tribus isolées inconnues. Ils ne sont pas sauvages, ce sont des sociétés complexes et contemporaines dont les droits doivent être respectés […] Toute tribu isolée s’expose à la catastrophe si son territoire n’est pas protégé. Nous faisons tout notre possible pour sécuriser leurs terres et leur donner la chance de déterminer leur propre futur… leurs droits doivent être respectés ».

Les Indiens Yanomami représentent une population d’environ 32 000 personnes qui évoluent dans les forêts tropicales et montagneuses du sud du Venezuela et du nord du Brésil. Selon certaines sources, le nombre des orpailleurs qui travaillent illégalement sur leur territoire ne cesse d’augmenter.

L’exploitation illégale de l’or dans cette région, tout spécialement du côté brésilien, introduit parmi les membres de la tribu des maladies qui depuis 1980 ont causé la mort de 20 % de la population. Il est donc temps pour les gouvernements concernés de mettre en oeuvre des politiques efficaces pour protéger les derniers Hommes libres vivant en parfaite autarcie et autonomie sur Terre, ainsi que leur habitat naturel indispensable à leur survie et à leur pérennité. (selon Actu-Latino)

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jeudi 24 novembre 2016

Réunion publique à propos des réfugiés

Enfin une bonne initiative

refugies

Comme je l'avais proposé sur ce blog, une réunion publique concernant l'accueil de réfugiés à la gendarmerie aura lieu lundi, 5 décembre à 20 h à Villé en présence du Sous-Préfet de Sélestat.

Visiblement, les choses avancent, même si c'est à petits pas.

Autre nouvelle intéressante

Une réunion a eu lieu à Sainte-Marie-aux-Mines concernant l'aménagement de la RN59 lors du contrat de plan Etat-Région 2014 - 2020. Un comité d'usagers va se mettre en place, rassemblant des membres du Val d'Argent, du Val de Villé et de Châtenois. Une assemblée générale est d'ores et déjà prévue le 14 janvier à Rombach-le-Franc.

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mercredi 23 novembre 2016

A Kehl, la presse interdite au congrès de l'extrême-droite allemande

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La liberté de la presse compte parmi les piliers de la démocratie, elle est indispensable au bon fonctionnement de la société et en Europe, on y attache une importance majeure. Et nous critiquons tous, à juste titre, les atteintes à cette liberté de presse en Turquie où le président-dictateur Erdogan a fermé ces derniers mois environ 170 médias, arrêté de nombreux journalistes considérés comme critiques, abolissant dans les fait cette liberté de la presse. Si toute l’Europe s’est insurgée contre cette violation des principes démocratiques, l’extrême-droite allemande voit les choses comme Recep Tayyip Erdogan. Elle veut museler la presse.

Lors du congrès régional de l’AfD 'Alternative für Deutschland) ce week-end à Kehl, la presse a été exclue – et l’AfD montre ainsi son visage d’un parti qui se fiche des règles démocratiques. C’est l’extrême-droite qui a inventé le terme « Lügenpresse » (presse mensongère) – l’extrême-droite ne veut pas informer, mais manipuler les gens par des communications. L’exclusion de la presse du congrès d’un parti politique, ce n’est pas anodin et montre que cette extrême-droite constitue une vraie menace pour la démocratie.

La justification donnée pour cette exclusion de la presse par l’AfD est surprenante : le parti craint que des militants défendant des « opinions aberrantes » puissent s’exprimer au micro pour se porter candidat pour les élections en 2017. Et puisque les méchants médias risquent de relater ces « opinions aberrantes », le parti craint une mauvaise presse. Conséquence – l’AfD a fermé la porte aux journalistes.

Au moins, par cette exclusion de la presse et cette attaque sur la liberté de la presse, l’AfD vient d’avouer publiquement qu’une partie de ses militants défend des « opinions aberrantes ». Si tous ceux qui ne sont pas sensibles aux slogans populistes de l’AfD avaient déjà cette sensation que les militants de ce parti défendent des opinions aberrantes, il est intéressant que le parti lui-même l’avoue et ce, pour justifier une attaque sur l’un des piliers de la démocratie.

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Les médias auront quand même parlé de ce congrès de l’AfD à Kehl. Ils ont mis l'accent sur l’exclusion de la presse, sur la lettre ouverte que les citoyens kehlois ont adressé aux militants de l’extrême-droite qui se rendront à Kehl ce week-end, sur les manifestations contre l’AfD ce week-end dans la petite ville frontalière. Et plusieurs fédérations de journalistes ont protesté contre ces agissements antidémocratiques – on verra si elles obtiennent gain de cause par le biais d’un jugement en référé.

Et qu’on se le dise lors des prochaines échéances électorales – une extrême-droite qui veut abolir des valeurs fondamentales d’une démocratie éclairée, constitue un vrai danger. Et il ne faut argumenter « bof, ils ne pourront pas faire pire que les autres… » – si, ils peuvent faire pire. La preuve, l’extrême-droite s’attaque aux fondamentaux de la démocratie. Comme Erdogan en Turquie. (Selon "Euro-journaliste")

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mardi 22 novembre 2016

RN 59 : au Conseil Régional, le compte n'y est pas !

Un préfet adepte du copié/collé et un conseiller qui affabule

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Décidément, il y en a qui connaissent leur sujet. C'est ce qui ressort des délibérations du Conseil Régional du Grand-Est qui était réuni à Metz ce vendredi matin. Il est d'ailleurs étonnant que la question de la RN 59 ait été abordé par le maire de ... Marckolsheim (commune qui ne  se situe pas sur la route citée). On aurait pu penser que le conseiller régional Sitzenstuhl de Sélestat était mieux placé. Mais enfin, passons ... 

Tout d'abord, revenons sur la question posée : "... plusieurs accidents graves". Oui mais voilà, ces accidents graves se situent tous sur le tronçon Lièpvre - Val de Villé, qui n'est pas concerné par le Contrat de Plan Etat/Région 2014 - 2020, alors qu'il était inscrit au contrat Etat/Région 2000/2006. Cela s'appelle du rétro-pédalage.

Quant à la réponse du Préfet, elle est identique à celle de son prédécesseur qui à l'été 2014 avait reçu en catimini ces chers amis d'Alsace-Nature et qui, pour éviter un nouveau recours au tribunal administratif, avait concédé un contournement à 2x1 voie, sans aucun rapport avec la DUP (déclaration d'utilité publique) qu'il venait de signer et sans aucune efficacité au niveau de la sécurité et des nuisances. La leçon a été bien apprise.

Quant au conseiller régional de Sélestat Charles Sitzenstuhl (LR), son attitude est pour le moins étonnante ! Il a dû entendre un bout de la réponse du Préfet, mais la suite de sa publication, on se demande où il l'a cherché. Peut-être dans un rêve correspondant à un sommeil profond ? D'abord, a-t-il bien calculé ? Il parle d'un coût de 60 millions, dont 30 millions payés par l'Etat, et 15 millions par la Région, soit un total de 45 millions. Il manque 15 millions ! 

Mais, les usagers et riverains de la RN 59 ont heureusement l'habitude de ce genre de calcul. Après tout, en 2003, Philippe Richert, alors président du Conseil Général 67) n'a-t-il pas allègrement transféré les fonds alloués au contournement de Châtenois vers celui de Mertzwiller (jonglage tactique qui a permis de ne réaliser aucun de ces deux projets). Et Philippe Richert, aujourd'hui président LR du Conseil Régional serait-il plus crédible ?

Le seul qui pourrait être satisfait des propos de Charles Sitzenstuhl, cela pourrait être le président LR du Conseil Départemental Frédéric Bierry qui n'est plus appelé à cotiser dans ce dossier de rêve. La réalité reste à vérifier lorsque le conseiller régional sélestadien sortira de son sommeil du juste. C'est peut-être là qu'il y aura une bonne nouvelle pour l'Alsace Centrale ? En tous cas, les usagers et riverains de la RN 59 sont comme Saint-Thomas, ils veulent voir pour y croire.

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lundi 21 novembre 2016

Les bus Macron vont-ils contribuer à la désertification de nos vallées ?

Une info passée inaperçue !

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A partir du 1er janvier 2017, le groupe KRISTINATOURS va rejoindre le groupe jurassien TRANSARC, basé provisoirement à Lons-le-Saunier, mais qui est en plein déménagement vers Dijon. Pourtant, les choses étaient prévisibles : depuis un certain temps, la petite entreprise familiale, héritière des transports Bastien (qui remplaçait à son époque le train Sélestat - Villé), n'obtenait plus toutes les concessions de la vallée de la part du conseil général. Ainsi, selon le site Société.com, Kristinatour a vu le total de son bilan chuter de 18,79% entre 2014 et 2015. Visiblement, au niveau des élus départementaux, on n'en a que faire des vallées vosgiennes.

Même problématique dans le massif du Jura. Le Conseil Départemental 39 s'est prononcé sur le renouvellement des transports scolaires et interurbains pour la période 2016 - 2023. Et la nouvelle délégation de service public est très défavorable à la société TRANSARC CREDOZ sise à Lons-le-Saunier et à la société de transports associée BRESSE REVERMONT sise à Saint-Amour.

Le PDG de TRANSARC Damien Rameau ne décolère d'ailleurs pas. « Nous avons été la variable d’ajustement ». Et Transarc Credoz, installée à Lons-le-Saunier, va déposer un recours auprès du tribunal administratif, après que l’entreprise a été pratiquement évincée du marché des transports scolaires et interurbains du Conseil départemental. L’assemblée départementale s’est en effet prononcée lundi 27 juin pour le renouvellement de la concession 2016-2023. Neuf lots étaient proposés. D’après les calculs de son PDG, TRANSARC n’assurerait plus que 8 % des transports scolaires et interurbains contre 20 % aujourd’hui. L'entreprise aurait dû se débarrasser de 40 bus et  procéder au licenciement sec d'au moins 9 chauffeurs.

Transarc partenaire de Flixbus !

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C'est à la suite de ce désengagement départemental que Transarc, la compagnie de bus située à Lons-le-Saunier vient de signer un partenariat avec la société allemande Flixbus. Pour se développer, Transarc a besoin de chauffeurs pour conduire leurs bus. « Flixbus n’a pas de car, donc ils doivent créer des partenariats avec des entreprises locales telles que Transarc », explique Damien Rameau, à la direction du siège social situé à Lons-le-Saunier. Ainsi, Transarc a pu embaucher 20 chauffeurs pour des voyages Lons-le-Saunier - Paris. Et Transarc est aujourd'hui le bras armé de la start-up Flixbus ! (voir ci-dessous l'extrait du quotidien "Le Progrès")

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 Que cherche Transarc dans le Centre-Alsace ?

Il est évident que face à Transarc (525 salariés, 407 véhicules, 8 dépôts) Kristinatours n'est qu'un élément du puzzle. sans compter que Flixbus a les  moyens d'imposer ses propres vues. Et celles-ci apparaissent clairement lorsqu'on sait que Transarc cherche non seulement à s'accaparer Kristinatours, mais aussi tout ce qui transporte des voyageurs entre Sélestat et Saint-Dié et au-delà. Il n'est pas utopique de voir ainsi Flixbus ouvrir des lignes Strasbourg - Paris ou Colmar - Paris, ou même Fribourg-en-Brisgau - Paris, en pratiquant un dumping sauvage des prix qui amèneront bien des dégâts dans les transports et le service public (la ligne TGV Fribourg - Paris est déjà peu rentable, sinon déficitaire, tout comme la ligne TGV Saint-Dié - Paris, du moins jusqu'à Nancy). Un coup supplémentaire à la vallée déjà bien touchée et qui verra forcément partir sa seule société de transports vers d'autres cieux. Une fois de plus, nos élus n'auront rien vu venir, participant ainsi à la désertification des vallées, où le transport des voyageurs et des scolaires deviendra de plus en plus bancal. 

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