L'arme principale d'élus peu démocrates 

Miss_Justice

Suite à mon article concernant le conseil municipal de Lièpvre du 14/1/2015, voici la position du groupe Anticor concernant les plaintes en diffamation par des élus. "La liberté d’expression qui est un droit constitutionnel, la liberté de la presse mieux garantie en démocratie, la liberté des communiqués politiques ou une plus grande tolérance est autorisée en matière de critique, les libertés syndicale plus protégée et la liberté des citoyens et plus particulièrement des « lanceurs d’alerte » sont quelques unes des déclinaisons de la liberté d’expression telle quelle existe en France.

Cette liberté fondamentale en démocratie est une bonne chose dans la patrie des droits de l’homme même si ceux qui la défendent, une fois au pouvoir, aimeraient lorsqu’elle les dérangent la voir limitée.

Aujourd’hui, si cette liberté d’expression est légitimement contestée quand en son nom certains  se croient autorisés à tenir des propos racistes ou antisémites qui sont délictueux, on constate « chez nous » et « ailleurs » une multiplication de plaintes poursuivies par la justice qui ne semblent qu’avoir pour objectif :

Faire taire toute critique dérangeante envers les élus, à fortiori en période pré-électorale.

La plainte en diffamation gratuite pour nos élus, semble devenir l’arme préférée des pouvoirs en place car, même s’ils connaissent par avance le résultat qui sera un échec pour eux, le harcèlement procédural et financier auquel ils se livrent parfois, reste un bon outil pour contrer toutes velléités de citoyens « lanceurs d’alerte »."

Saisir la justice et  attaquer ces « incorruptibles » au « porte-monnaie » permet parfois d’en faire taire certains, mais aussi et toujours, de ne pas avoir à se justifier sur les critiques et parfois sur les accusations formulées et avérées.

Pour l’élu ou la collectivité, ce combat réducteur de la liberté d’expression ne peut être que tout bénéfice tant que c’est l’argent public qui est utilisé par ces élus dans ces procédures et tant que les juges n’oseront pas condamner fortement les élus responsables pour procédure abusives…surtout ceux qui récidivent."

Quelques champions des plaintes en diffamation 

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Christian Estrosi : Séverine TESSIER, la porte-parole d'ANTICOR est poursuivie pour diffamation par le maire UMP de Nice pour avoir fait des déclarations sur les finances publiques reproduites dans Nice Matin et comme nous l’avons déploré à de nombreuses reprises lorsque, à Narbonne, plusieurs « lanceurs d’alerte » ont été sanctionnés et certains sont poursuivis. Résultat : acquittée ! 

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Mais le record des plaintes en diffamation revient indéniablement à la députée-maire de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud (suppléante en son temps de Nicolas Sarkozy) et les plaintes visaient invariablement le même blogueur Christophe Grébert, sans réussir à le faire condamner ! bien au contraire !

harcelementLes seuls condamnés dans ce harcèlement furent la députée-maire et son père (voir ci-dessous)

pedophileDe plus en plus, des plaintes en diffamation engorgent les tribunaux. De nombreux pays ont dépénalisé ce genre de plaintes, même dans des pays considérés comme peu démocratiques, qui sont plus proches de l'atteinte à la liberté d'expression que de la diffamation. Un élu devrait pouvoir accepter les critiques concernant son mandat.