Pour la première fois, les représentants de la ville d'Elzach et des communes du Val de Villé ont siégé en commun.

elzachC'est un article sur cette rencontre publié dans les pages locales de la "Badische Zeitung" qui nous informe de cette rencontre, bien passée "sous silence" de ce côté du Rhin, ne fût-ce même que l'annonce. La presse avait-elle même été prévenue du côté de Sélestat ? Pourtant un bus était prévu par la comcom (donc payé par les contribuables du Val de Villé) pour le  déplacement à Elzach. Cela prouve l'intérêt des élus invités (ou de leur non-invitation) car c'est un convoi de six bus qu'il aurait fallu prévoir si l'effectif avait été au complet.

Evidemment, le président Riebel a présenté notre ex-canton de la plus belle des manières, avec un schéma idyllique du fonctionnement de la collectivité val-de-villoise. C'est tout juste si nos représentants qui ont pris la parole, notamment les maires de Triembach-au-Val et Neubois, reconnaissent une baisse significative de la natalité. Un autres chiffre est fort étonnant : le Val de Villé compterait 4800 emplois (pour 11000 habitants). Sachant que le contrat de territoire fait état de 58% de salariés quittant la vallée tous les matins, on peut supposer que même les enfants d'écoles maternelles sont considérés comme des employés ou des auto-entrepreneurs.

Des projets !

Des projets d'actions communes Elzach - Val de Villé sont évoqués, et "François Dreyfuss, le grand seigneur du partenariat" (sic) de proposer des brochures bilingues annonçant les animations et des réunions de travail communes entre les offices du tourisme d'Elzach  et de Villé.

Le maire d'Elzach Roland Tibi propose des échanges de personnel administratif et des sorties scolaires communes.

Enfin, à la demande du chef de file CDU Bernhard Schindler, Roland Tibi a décrit les efforts faits par sa municipalité et la population en faveur des réfugiés, en leur trouvant un logement et en les soutenant dans leurs démarches. Le journaliste de la "Badische Zeitung" a trouvé surprenante la réponse du président de la comcom : "Chez nous, ce problème n'existe pas." Du moins il ne soulève pas l'enthousiasme. Je dirais même que le sujet est tabou. Heureusement que nos amis badois ne savent pas que notre cher président est aussi conseiller régional élu sur une liste de gauche. Quant au maire de Villé, il conclut avec sa verve et sa logique légendaires : "Les réfugiés ne s'aventurent pas dans le Val de Villé qu'ils ne connaissent pas, l'Etat actionne les freins." (comme pour les dotations, monsieur le maire-candidat "Les Républicains" ?)

Après tout pourquoi parler des réfugiés, puisque même l'important sujet d'actualité du "Noël des coeurs" ne semble pas avoir été abordé.