imagesL'Alsace-Lorraine est un secteur qui tente beaucoup les nazis et nazillons de toutes sortes pour y organiser des réunions de toutes sortes ainsi que des concerts à la gloire de Hitler et consorts, surtout que ce genre de manifestation est interdit chez nos voisins allemands. Les néo-nazis sont très imaginatifs : ne pouvant se présenter en tant que tels (ce qui conduirait à un refus des associations ou collectivités de louer leur local), ils prétextent un anniversaire, une fête de fiançailles, ou d' "adieu à la vie de garçon", pour obtenir une salle. Il y a une vingtaine d'années, même le Val de Villé a failli devenir le lieu de rendez-vous d'anciens nazis. Mais ces réunions continuent. A lire :

"Depuis samedi soir, un certain émoi règne à Rohrbach-lès-Bitche. C’est la conséquence de la tenue d’un rassemblement néonazi… dans la salle Robert-Schuman, à l’insu des élus locaux. La salle a été réservée il y a plus de trois mois pour un anniversaire de mariage. La demande est venue d’un habitant des environs de Sarreguemines. La commune applique le tarif pour les personnes ne résidant pas dans la ville. « Jeudi soir, j’ai effectué l’état des lieux avec ce particulier. Il n’avait rien d’un skinhead », raconte Olivier Joder, conseiller municipal.

Ce n’est que samedi soir qu’il se rend compte que les invités ne viennent pas pour un anniversaire. « Un riverain m’a alerté vers 20 h, en me disant que des bus arrivaient et que des personnes avec des looks bizarres en sortaient. J’ai appelé les gendarmes. A leur réaction, j’ai cru comprendre qu’ils étaient au courant. » Effectivement, les autorités avaient connaissance d’un rassemblement imminent. Mais en ignoraient le lieu.

Sur place, les forces de l’ordre ont laissé la soirée suivre son cours, en exigeant que les concerts des groupes néonazis s’arrêtent à 1h. Ce qui a été le cas, même si la soirée s’est terminée bien plus tard pour les quelque 1 500 à 2 000 participants venus de France, d’Allemagne, de Belgique et au-delà.

L’état des lieux a été effectué dimanche soir. « C’était nickel », souffle Olivier Joder.P. Mi (extrait du "Républicain lorrain")