LM1Le 28 septembre aura lieu la réouverture officielle du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, après 8 années de fermeture aux poids-lourds et 4 de fermeture complète pour permettre sa remise en sécurité. Tous les dimanche, pendant les 2 mois à venir, paraîtra un dossier concernant le tunnel et la RN 59 qui forme l'accès à ce tunnel. Aujourd'hui nous aborderons le côté historique :

En 1930, le ministre des armées André MAGINOT fait adopter par leMaginot gouvernement la construction d'une ligne de défense qui portera son nom. C'est pour assurer le ravitaillement de cette ligne qu'est construit le tunnel ferroviaire de Ste-Marie-aux-Mines. Pendant la guerre 39/45, les Allemands y aménagèrent une usine souterraine de carters de chars et d'avions, permettant d'échapper aux bombardements, où travaillèrent des déportés du Struthof. Il fut rendu à la circulation ferroviaire dès 1945 (ligne Sélestat - Saint-Dié).

En 1972, à la suite de la catastrophe de Vierzy, qui fit 108 morts (voir : http://stquentin.croix-rouge.fr/rubrique.php3?id_rubrique=29751 ). la SNCF commandita une expertise de tous les tunnels. Jugé dangereux, le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines fut fermé au trafic ferroviaire.

En 1976, il devint un tunnel routier. Les Conseils Régionaux d'Alsace et de Lorraine l'ont défini de suite comme la base de l'axe est-ouest Fribourg - Sélestat - Saint-Dié - Lunéville - Nancy - Paris. En 1991, le gouvernement de Pierre Beregovoy définit la RN59 et le tunnel comme axe de grande liaison d'aménagement du territoire. Mais à ce jour, rien n'a avancé pour concrétiser cette vocation.

Suite à l'accident du Mont-Blanc en 2000 (39 morts) le tunnel fut fermé aux poids-lourds pour raisons de sécurité.

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